Le département, dont la préfecture a officialisé le classement en zone de circulation active du virus le 9 septembre, présente un taux d’incidence chiffré à plus de 52,4 cas pour 100 000 habitants sur les sept derniers jours.

Officialisé le 9 septembre en début de soirée par la préfecture de l’Aude, le classement du département en zone de circulation active du virus reposait sur le dépassement du seuil de 50 cas pour 100 000 habitants sur les sept derniers jours. Un seuil d’alerte qui, dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire publié par Santé Publique France ce vendredi 11 septembre, est toujours dépassé avec un taux chiffré à 54,2 pour la semaine du 31 août au 6 septembre.

Plus de 1 100 tests pour le seul 7 septembre

Nul doute que les derniers jours n’ont guère modifié le statut peu enviable : la seule journée du 7 septembre, dans le département, a ainsi permis de réaliser 1 166 tests (le seuil des 1 000 dépistages quotidiens n’avait jamais été atteint depuis le début de l’épidémie, Ndlr) pour 32 cas positifs. Une évolution qui fait de l’Aude le 6e département de la région Occitanie (avec les P.-O., l’Hérault, le Gard, la Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne) à dépasser ce seuil. Au 7 septembre, le taux de positivité était lui de 3,65 % avec un total de 171 cas pour 4 676 dépistages. Santé Publique France évoquait dans son rapport trois clusters en cours d’investigation dans l’Aude, “dont 1 nouveau lié à un évènement privé avec 13 cas confirmés” : mais du côté de la préfecture, on assurait ce vendredi 11 septembre “ne pas avoir connaissance de nouveau cluster récent”, évoquant une référence à des cas identifiés durant la période estivale, avec des vacanciers depuis “rentrés chez eux”. Les deux autres clusters en cours d’investigation, déjà évoqués la semaine passée par Santé Publique France, concernaient le Racing, à Narbonne, et un événement privé, un mariage pour lequel un seul cas positif avait été détecté.

Reste une dernière donnée de nature à rassurer sur le plan sanitaire. Après les neuf hospitalisations atteintes le 6 septembre, le nombre de patients pris en charge dans les structures hospitalières du département était retombé à cinq le jeudi 10 septembre, avec une personne en réanimation.  

Ecoles : des “évictions”, pas de fermetures administratives

La subtilité sémantique ne devrait sans doute guère bouleverser le quotidien des parents d’élèves concernés par des cas positifs dans les établissements audois. Ce vendredi 11 septembre, le département ne comptait toujours pas de classes ou d’écoles concernées par des mesures de “fermetures administratives”, dont l’application relève de la préfecture de l’Aude, sur la base de trois cas positifs recensés dans la même classe ; les cas “d’évictions” d’élèves ou enseignants positifs, ainsi que de cas contacts invités à respecter une période d’isolement et à se tester, sont en revanche bien là.

Depuis la rentrée scolaire, les écoles de Cruscades, Montolieu, Jules-Ferry à Carcassonne, Ouveillan ou encore Montréal ont ainsi été concernées, tout comme, dans le second degré, les collèges Jules-Ferry à Narbonne ou le lycée Sabatier à Carcassonne : à chaque reprise, un à deux cas ont été détectés, le délégué départemental de l’Agence régionale de santé Xavier Crisnaire confirmant, ce vendredi, l’absence de tout “cluster” en milieu scolaire mais des “situations individuelles”. Un état des lieux qui fait écho à l’évolution des dépistages : au 7 septembre, dans l’Aude, 32 cas ont été recensés chez les 0-19 ans. Des cas isolés, donc, et qui, à la suite du travail conjoint mené par Éducation nationale, Agence régionale de santé et CPAM, mènent à des chiffres variables d’élèves et d’enseignants renvoyés dans leurs foyers (une classe entière de maternelle à Montolieu, 40 élèves à Cruscades…). Ce 11 septembre, le directeur de la CPAM de l’Aude, Antoine Bourdon, précisait que les parents d’élèves informés de la nécessité de rester à domicile en raison de “l’éviction” recevaient une attestation permettant “à un parent par foyer d’être indemnisé (par le biais du dispositif de chômage partiel, NDLR) en cas d’impossibilité de recourir au télétravail”.

Source sur l’indépendant

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