Les gérants espèrent des assouplissements lundi 29 juin, à l’issue d’une réunion ministérielle. Faute de quoi il faudra bien s’adapter…

La fronde des boîtes de nuit des Pyrénées-Orientales gagnera-t-elle le département? Il est encore un peu tôt pour le dire. Car si chez nos voisins catalans, les gérants de discothèques ont annoncé leur intention de rouvrir leurs établissements le 11 juillet au plus tard, leurs homologues audois s’appuient sur les revendications du syndicat SNDLL et de l’organisation professionnelle GNI. Et attendent beaucoup de la réunion ministérielle prévue lundi, susceptible de déboucher sur des assouplissements.

“On ne veut pas se mettre hors la loi”, explique Pascal Priore, l’un des responsables de La Villa à Gruissan et de l’Imprévu à Narbonne. “C’est compliqué de passer en force car si la préfecture s’en mêle, on peut écoper d’une fermeture, d’une amende… Pour autant, je comprends tout à fait le choix des gérants des P.-O. pour lesquels c’est une question de survie, comme un dernier coup à tenter. Mais quand c’est possible, il vaut mieux chercher une autre solution”. Dans le cas de Pascal Priore, ce chemin de traverse consistera à transformer la Villa en bar-tapas, exclusivement en extérieur et sur des horaires adaptés. Une manière de “sauver ce qui peut l’être” de la saison, et surtout de rentrer enfin de l’argent. “D’un côté, on nous a dit de prendre des crédits pour tenir; mais de l’autre, on nous interdit de reprendre le travail. Or il faut bien commencer à rembourser! Et je ne parle même pas des charges, des loyers…”

La réouverture des discothèques sous une activité de débit de boissons fait effectivement partie des demandes du SNDLL et du GNI. Mais pour Pascal Priore, cette alternative ne règle pas tout. “D’une part, tous les établissements ne disposent pas de l’agrément nécessaire. D’autre part, nous avons l’impression que le ministre de la Santé ignore ce qu’est vraiment une boîte de nuit en 2020. Il s’imagine peut-être d’immenses pistes de danse capables d’accueillir simultanément des milliers de personnes, mais ça ne correspond plus du tout à la réalité!” Et d’affirmer que l’absence de night-club n’empêchera pas les gens de se réunir pour faire la fête: “Les soirées privées sont en train de se multiplier”.

Source sur l’indépendant

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