La crise du Covid-19 a impacté le camping La Pinède qui affiche une perte de chiffre d’affaires de 50 %. Retour sur la saison.

Depuis 12 ans, Julien et Marlène Pailhiez ont repris le camping situé dans le poumon vert de la ville, tenu à partir de 1996 par Michel Pailhiez, le père de Julien. Cette structure familiale fonctionne par délégation de service public (le site étant municipal) avec une capacité d’accueil de 300 à 400 personnes réparties sur 90 emplacements, 19 mobil-home, 3 grandes tentes-lodge et un petit cabanon. Pour entretenir le tout, deux salariés sont embauchés à l’année. Outre l’activité camping, qui s’étend du 1er avril au 30 octobre, le site dispose d’un restaurant ouvert l’été employant 4 saisonniers. Cette entreprise, comme d’autres, a subi de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire. Interrogé, Julien Pailhiez fait le point.

Comment s’est passée la saison ?

On a ouvert le 2 juin au lieu du 1er avril, nous privant de l’avant-saison avec beaucoup d’annulations. On estime la perte à 50 000 €. Pendant l’été, on a eu une perte de 75 % sur les emplacements de camping-car et tente avec en moyenne seulement 20 emplacements remplis. On était au même niveau qu’une fréquentation de septembre et ce mois-ci est aussi en perte de vitesse. En location de mobil-home, on a fait moins 10 % en juillet et août a été équivalent à l’an dernier. En gros, on a été plein une semaine et demie sur les deux mois. À savoir que généralement, une bonne année correspond à un taux d’emplacement plein du 14 juillet au 20 août. Tout compris, on estime la perte à 50 %. Pour le restaurant, on est resté stable grâce à la fréquentation des habitants du territoire, ce qui nous permet de payer tout le monde.

De quelles aides avez-vous bénéficié ?

Il y a eu le chômage partiel, plus une aide ponctuelle de l’État de 1 500 € par mois sur trois mois. Ça a payé l’électricité, mais ce n’est pas forcément bien dimensionné par rapport à notre activité. On a aussi un report de crédits sur un an au lieu de 6 mois, grâce à notre fédération hôtellerie de plein air qui a négocié un report plus long, car pour une activité saisonnière, six mois ne suffisent pas. Il va y avoir aussi des reports de charge, mais on ne sait pas de combien. Là encore, le syndicat travaille au dossier pour peut-être obtenir une annulation. On peut aussi compter sur le prêt à taux 0 de l’État pour un an. La Région devrait venir en appui. La municipalité a aussi joué le jeu avec une aide sur le loyer. Heureusement que la fédération nous aide dans tous ces dossiers, car ce n’est pas notre métier. Pour l’instant, on s’en sort mais faudrait pas que ça recommence.

Quelle a été la clientèle ?

Nous avons eu quelques irréductibles Hollandais et des habitués du nord de la France et de l’Europe, notamment les Belges. Quant aux Allemands qui représentent une belle clientèle, on ne les a pas vus, ni les Anglais. La clientèle a surtout été française avec quelques passages de touristes d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Est. D’habitude à Pâques, on a pas mal d’Espagnols, d’Anglais et d’Allemands. En moyenne, les gens restent 4 à 5 jours pour visiter l’arrière-pays et le littoral. On a eu des habitués qui restent plus, mais sur la durée les gens se basent près de la mer. La façon de prendre ses vacances a évolué privilégiant les réservations de quelques jours au lieu des longs séjours.

Source sur l’indépendant

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