Ce vendredi 8 janvier, l’indicateur était de 159 cas pour 100 000 habitants. Alors que sept centres de vaccination seront activés d’ici le 15 janvier, préfecture et ARS alertent sur l’évolution.

D’ici la fin de semaine prochaine, sept centres de vaccination devraient être opérationnels dans l’Aude. Aux deux centres hospitaliers de Carcassonne et Narbonne s’ajoutent les dispositifs déployés entre ce samedi 9 et le vendredi 15 janvier dans les maisons médicales de garde de Castelnaudary, Carcassonne, Lézignan-Corbières, Limoux et le site du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de l’Aude, visité ce vendredi 8 janvier par la préfète de l’Aude, Sophie Elizéon. Un centre qui, “très rapidement, sera également ouvert aux personnels, notamment du conseil départemental, qui assurent des soins à domicile”, rappelait la préfète, alors que le délégué départemental de l’agence régionale de santé (ARS) Xavier Crisnaire invitait les professionnels de santé (de plus de 50 ans) “à se rapprocher des centres hospitaliers ce week-end” pour programmer les vaccinations la semaine prochaine. Sans oublier le travail engagé avec les “initiatives libérales”, citant notamment la maison de santé de Cazilhac, et les échanges engagés pour “structurer l’offre de vaccination en milieu rural”, évoquant le secteur de Mouthoumet.

Le dialogue engagé avec les collectivités territoriales, précisait la préfète, “doit permettre de préparer la phase d’après, et d’étudier la nécessité éventuelle de mobiliser d’autres sites.” Mais en parallèle du déploiement de la stratégie vaccinale, l’évolution de l’épidémie est aussi scrutée. Ce vendredi 8 janvier, le taux d’incidence était de 159 nouveaux cas en une semaine pour 100 000 habitants. “Il y a 72 heures, on était à 139”, précisait Xavier Crisnaire. Le signe évident d’une “dégradation” d’un taux qui était par ailleurs de 62 cas pour 100 000 le 11 décembre et de 120 le 30 décembre, alors que “les appels aux urgences pour des symptômes de Covid augmentent également”.

A 200 pour 100 000, le couvre-feu avancé à 18 h

De quoi justifier la une crainte manifestée par le délégué de l’ARS : “Le risque important, c’est un nouvel engorgement du système hospitalier, avec les reports d’interventions que l’on a pu éviter lors de la 2e vague.” Et d’évoquer, pour affiner le constat géographique, “les premières alertes” remontées du territoire narbonnais : “On a décidé d’engager la coordination entre public et privé pour éviter cet engorgement.” Des adaptations au regain de l’épidémie, alors que la préfète martelait la nécessité “de laisser le temps au vaccin de prendre le relais. Mais en attendant, il faut toujours respecter les gestes barrière et le port du masque.” Appel une fois de plus lancé en lançant un avertissement : “En cas de taux d’incidence à 200 pour 100 000, le couvre-feu sera avancé à 18 h.”

Source sur l’indépendant

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