Marie Medus, chef adjointe du service des maladies infectieuses et tropicales du centre hospitalier de Perpignan, confirme un risque de contamination négligeable à la mer. Proche de zéro. À condition bien sûr de respecter la distance physique de sécurité. 

À la mer, le coronavirus ne fera pas de vagues. Marie Medus, infectiologue perpignanaise en première ligne de la crise sanitaire, l’assure. “Les eaux de baignade du littoral français sont naturellement surveillées mais en dehors de ce dispositif de sécurité, on peut également estimer aujourd’hui qu’il n’y a pas de danger direct à nager ou à se tremper dans la mer. Car si le SARS-CoV-2 s’y retrouvait, ce qui n’est actuellement pas prouvé, l’effet de dilution jouerait à fond et le rendrait inoffensif”, explique la praticienne. 

À l’instar de l’Ifremer, la spécialiste rappelle que la contagion au Covid-19 nécessite une concentration importante de micro-particules. C’est le cas dans la parole, les éternuements et autres postillons qui forment de dangereux nuages de gouttelettes. “Dans la mer, il faudrait des tonnes de matières fécales et encore”, n’ose imaginer le docteur Medus qui pose toutefois une condition à cette mise à l’écart du risque. C’est le respect des gestes barrières. Si le masque en tissu est bien sûr contre-indiqué pour plonger, il reste en revanche indispensable dans l’eau comme en plein air de se tenir à distance les uns des autres.

Et inutile de tenter de se convaincre que l’iode à la plage ou le chlore à la piscine préservent de toute contamination. “On n’a aucune étude sur le pouvoir de l’iode en la matière, par contre on sait que le chlore tue tous les virus, mais juste dans l’eau, donc personne ne se mouillera pour dire que les bassins sont sans crainte”, conclut Marie Medus.

Source sur l’indépendant

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