La courte défaite de l’USC face à Oyonnax (27-30) s’est jouée ce dimanche dans des conditions marquées évidemment par l’épidémie de Covid. Reportage. 

C’est quoi, finalement, un match au temps du Covid ? “Y a des masques et y a pas beaucoup de monde”, résume Tony, 12 ans, croisé dans la file d’attente aux portes du stade Albert-Domec de Carcassonne. Un stade où la rencontre de pro D2 entre l’Union sportive carcassonnaise XV et l’US Oyonnax marquait le retour à la compétition des “canaris” après une interruption de 191 jours.

Des masques, donc, et des distances que le club n’a pas eu trop de difficulté à faire respecter : environ 2000 personnes sur les gradins, et de larges trous dans les deux tribunes. “Probablement l’une des plus faibles affluences que l’on ait connue”, analyse un habitué. “Ce sera une autre affaire pour la réception de l’USAP”, présume Pierre Gabas, référent communication du club. Pour l’instant en effet, l’ambiance globale concernant l’épidémie n’est pas à l’accalmie, et une dérogation pour une jauge à plus de 5000 n’est pas envisageable.

Zone sanctuarisée

En attendant, c’est surtout pour l’organisation technique du match lui-même que ce retour du rugby à XV à Domec a été difficile. Une soixantaine de personnes testées la veille, seules habilitées à pénétrer dans la “zone sanctuarisée”, soit le bord de touche côté tunnel et staffs, et des remplaçants non sélectionnés ce jour pour effectuer le ramassage des ballons, leur désinfection avant de les remettre en jeu. Et attention : pas question pour une personne accréditée de sortir de cette zone au risque de ne pouvoir y revenir !

Ce sera une autre affaire pour la réception de l’USAP

Dans les tribunes aussi, outre le marquage des places, c’est la notion de “tribu” qui s’applique : des personnes arrivées ensemble ont le droit de se regrouper, mais la “tribu” ne doit pas dépasser 10 individus, où alors se scinder. Cela n’a toutefois pas empêché les habituelles réactions de foule, les interpellations de l’arbitre censé être “venu en bus avec le Rouges”, les hurlements lors des essais carcassonnais, et les traditionnels raisonnements d’après-match. Enfin, pour ces derniers, heureusement que la discipline s’est quelque peu relâchée près des buvettes. Il fallait pouvoir être intelligible pour commenter le formidable réveil des “jeune et noir” en deuxième mi-temps !

Finalement, c’est peut-être la mascotte qui a le plus souffert, contrainte à l’immobilité et cantonnée dans les tribunes. À Carcassonne, comme à Toulouse la veille. Mascottes de tous les clubs, unissez-vous !

 L’USC a raté de peu la victoire, s’inclinant 27-30 après une superbe remontée en deuxième mi-temps. Retrouvez ici le live de la rencontre.

Source sur l’indépendant

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