Les manifestants, largement moins nombreux que samedi dernier, se sont rassemblés devant la Cité médiévale. 

Ils le répètent à satiété : ils ne sont “pas contre le vaccin”. “Il y a avec nous des gens qui sont pour la vaccination, des gens qui sont vaccinés, mais aussi des antivax, et surtout des gens qui en ont ras le bol de la politique de Macron”, résume Frédéric Navarro, l’un des porte-parole du mouvement anti pass sanitaire qui s’est éveillé à Carcassonne, samedi dernier, en réussissant à mettre 750 personnes dans la rue, là où les dernières manifs contre la réforme des retraites peinaient à rassembler 200 syndicalistes.

Ce mardi 20 juillet au soir, devant la Cité de Carcassonne, ils étaient un peu moins de 100 à s’être rassemblés à l’appel du groupe Facebook local, Solidarité, relayé par les réseaux nationaux de la colère contre le pass sanitaire. “Mais ce soir, nous sommes surtout là pour les soignants”, déclare un homme au micro, qui détaille les prochaines étapes de la mise en place de cette “obligation vaccinale qui ne dit pas son nom”. L’examen de la loi par les députés, puis les sénateurs. “On sait ce qu’ils vont voter”, reconnaît une manifestante, qui ne se fait guère d’illusions.

Aux cris de “Liberté ! Liberté !”

L’homme au micro, lui, en est sûr : “Les soignants qui ne se feront pas vacciner risquent leur emploi. Alors que c’est de liberté qu’il s’agit. Au pays des droits de l’homme, c’est là que la loi est la plus dure. Et Macron l’a annoncée comme si elle était votée avant même qu’elle soit discutée par les élus”.

Aux cris de “Liberté ! Liberté !”, un  cortège se prépare à aller arpenter les rues de la cité médiévale, et de “faire un peu de bruit”. “Samedi, il faut marquer la mobilisation”, annonce Frédéric Navarro. On ignore encore l’heure et le lieu précis du rassemblement qui devrait se tenir à Carcassonne. 

Source sur l’indépendant

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