Les centres équestres peuvent reprendre du service. Zoom sur le confinement et la reprise du plus vieux club audois, “Le Parc”.

Créé en 1988 par Laurent et Cathy Sarzana, le centre équestre et poney club “Le Parc” aura vu des décennies de cavaliers, mais jamais un club vide pendant deux mois. Pour son responsable, il mettra plusieurs années à s’en remettre : “Nous avons 32 chevaux. Il a fallu continuer à les entretenir, mais avec zéro revenu. Pour nos collaborateurs, ils sont auto-entrepreneurs et seuls Cathy et moi sommes restés pour nous occuper de tout. À présent, nous allons travailler difficilement et l’été ne sera pas au top. Je compte sur deux mois à 50 %. Le bilan sera de 3 mois vides et il me faudra 3 ans pour les absorber”. Et Laurent Sarzana de préciser : “J’ai demandé le fonds de soutien de l’État, mais ça va être compliqué car on encaisse en début de mois et la différence ne sera pas visible (sauf qu’on va devoir rembourser les pratiquants). Je vais mixer entre l’emprunt à taux 0 que j’espère amortir avec des aides et un emprunt sur 3 ans. La mairie à qui j’ai fait appel va aussi nous octroyer une petite aide exceptionnelle. Mais dans l’histoire, j’ai perdu ma capacité d’investissement “.

Reprise petit à petit

Voilà du côté des finances, dont le responsable ne cache pas avoir réfléchi à liquider son affaire, pour en recréer une autre plus tard. Du côté des pratiquants, les 135 enfants peuvent d’ores et déjà reprendre l’activité : “J’ai sondé les familles et 80 % ont dit qu’ils reviendront, mais je compte sur 60 % car pour certaines familles c’est compliqué avec le boulot. On travaille à perte, mais ça fait du bien de revoir les petits. C’est bon pour notre moral et ceux des chevaux “. Justement, qu’en est-il pour les chevaux qui n’ont pas été montés depuis deux mois ? “: La moitié peut travailler directement, les autres vont être remontés par les enseignants. Nous avons ouvert les cours aux 8-12 ans, mais pas encore aux 6-8 ans. On reprend petit à petit avec les règles sanitaires qu’on a prévues”.

Concernant celles-ci, le club ne lésine pas sur les moyens mis en place pour la sécurité : “Tous les locaux sont fermés et on entre un par un à l’accueil. Les parents ne peuvent pas rester et le port du masque et des gants sont obligatoires, sauf pendant la pratique où les distances sont de toute manière respectées car c’est déjà notre ADN, comme les 10 enfants maximum car cela permet des cours de qualité. Pédagogiquement, on renforce les gestes barrières par des jeux où la distance prime “.

Pédagogie de la sécurité

Dans un club, il y a aussi, tout le matériel mis à disposition. Là encore, tout a été prévu : “Nous avons un virucide que nous pulvérisons sur les selles, le petit matériel, les locaux… Les enfants rentrent un par un dans la sellerie et nous utilisons le cheval comme vecteur d’apprentissage des mesures de sécurité. Les enfants sont intelligents, ils écoutent, sont disciplinés et ont un grand sens des responsabilités pour leur âge “. Pendant le confinement, Laurent Sarzana confie qu’il a gardé le lien avec les jeunes : “On a fait un quiz tous les jours sur Facebook. On envoyait une photo d’un bout de cheval, une patte, un nez, une queue… et il fallait deviner lequel c’était. Ça a permis de distraire ceux qui étaient entre 4 murs. Par contre, on a deux enfants qui n’osent même plus sortir de chez eux, ils ont peur. On va là encore utiliser le cheval pour essayer de les amener à ressortir. Notre mission, c’est l’éducation et le bien-être de la jeunesse “.

Pour contacter le club : 06 22 82 89 99 (Cathy Sarzana).

Source sur l’indépendant

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