Les amateurs de vent pourraient bien avoir à relever un nouveau défi.

Samedi 16 mai, pour le premier jour de sortie, le temps était maussade. Dimanche, en revanche, le soleil invitait les promeneurs à déambuler sur le sable. Sans bousculade, chacun appréciait cette bouffée d’oxygène après deux mois de claustration involontaire mais respectée.

Un jeune homme, artiste dans l’âme, agençait en pyramide savante des bois flottés. Une petite fille espiègle, plongeait avec ravissement dans l’eau fraîche mais si tentante. Un couple organisait une course avec ses deux enfants. La plus jeune, comprenant vite qu’elle ne pouvait lutter, s’arrêtait à mi-parcours et faisait demi-tour avant les autres pour rester dans la course. Bref, un après-midi ludique et dynamique comme le voulait la règle première du déconfinement.

Une ombre au tableau…

Il restait toutefois une légère ombre à ce tableau idyllique. En effet, profitant d’une bonne tramontane, bien calibrée malgré quelques sautes d’humeur, de nombreux kitesurfeurs étaient venus fêter le Défi Kite, annulé pour cause de Covid-19, qui devait se dérouler ce week-end. Il n’y eut rien à redire à ce joli spectacle ni aux démonstrations de big-air des plus doués. Les véliplanchistes aussi participaient à cette fête du vent sans gêner les rares baigneurs qui bravaient témérairement l’eau rafraîchie par le vent du nord.

Alors, qu’est-ce qui clochait ? Pas grand-chose, un détail, une peccadille : un manque total de respect, c’est tout ! Ah bon ? Et de quoi donc ? D’autrui, tout simplement.

Comme chaque fois qu’un rassemblement sportif est autorisé, ici, là, n’importe où, les amateurs, pourtant bien entraînés, rechignent à effectuer à pied les quelques mètres supplémentaires qui pourraient séparer leur véhicule du lieu de leurs ébats. Qu’en résulte-t-il ? Un amoncellement de voitures, garées à touche-touche n’importe où, mais surtout au plus près du saint des saints.

Fi de la piste cyclable qui longe le chenal ! Fi des stationnements aménagés, trop éloignés pour transporter une petite planche et un bout de toile ! Fi des familles avec poussettes qui n’accèdent à la digue qu’en slalomant entre les voitures ! Fi des piétons qui doivent marcher sur le bitume, le quai étant pris d’assaut par les véhicules. Bref, le nouveau défi des kitesurfeurs et windsurfeurs se résume en quelques mots : quelle distance sont-ils capables de parcourir à pied pour continuer à pratiquer leur sport favori ? La question est lancée. On attend les réponses.

Source sur l’indépendant

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