Des chercheurs suédois et italiens ont cartographié la réponse immunitaire chez les enfants atteints d’un syndrome inflammatoire rare qui n’est pas celui de Kawasaki mais qui serait potentiellement mortel et lié au COVID-19.

Depuis l’arrivée de la pandémie du virus SRAS-CoV-2 appelé ainsi par les scientifiques, et à quelques exceptions près, les enfants ont présenté des symptômes bénins. Cependant, les pédiatres ont découvert un nouveau syndrome hyperinflammatoire potentiellement mortel ressemblant à la maladie de Kawasaki et appelé syndrome inflammatoire multisystémique chez les enfants associé au COVID-19. Les scientifiques l’ont baptisé le MIS-C. 

Dans une nouvelle étude collaborative, les chercheurs ont en effet travaillé sur les aspects immunologiques de cette maladie rare en prélevant les échantillons sanguins de 13 patients “MIS-C” traités à l’hôpital universitaire Karolinska de Stockholm, en Suède et à l’hôpital pour enfants Bambino Gesù à Rome, rattaché à l’Université Tor Vergata en Italie. Ces prélèvements ont ensuite été comparés avec les échantillons de 28 patients atteints de la maladie de Kawasaki collectés de 2017 à 2018, avant l’apparition du coronavirus.

Selon l’institut suédois, les analyses comprenaient également des échantillons d’enfants atteints de COVID-19 léger. Et voilà les résultats : “Nos recherches montrent que le MIS-C est vraiment une maladie inflammatoire distincte de la maladie de Kawasaki, malgré certaines caractéristiques communes“, déclare ainsi Petter Brodin , pédiatre et chercheur au Département de la santé de la femme et de l’enfant au “Karolinska Institutet”, en Suède, l’un des principaux auteurs de l’étude.

Et le docteur Brodin d’ajouter : “L’hyperinflammation et la production de cytokines détectées chez les enfants atteints de MIS-C sont également différentes de celles observées chez les patients adultes atteints de COVID-19 sévère et aigu, comme nous l’avons récemment décrit dans une autre publication“.

Avant de conclure qu’il est “urgent de mieux comprendre pourquoi une petite minorité d’enfants infectés par le SRAS-CoV-2 développent le MIS-C pour ajouter une pièce au puzzle“, a-t-il encore confié.

Source sur l’indépendant

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici