Tandis que l’épidémie reprend partout en Europe, en France, les appels à faire vacciner contre la grippe l’ensemble de la population adulte, et pas seulement les personnels soignants, trouvent de plus en plus d’écho. Car le risque de cohabitation épidémique est réel. 
 

Par principe de précaution. Le 20 septembre, 75 députés de la majorité ont  lancé un appel à se faire vacciner “massivement” contre la grippe, un “acte citoyen” pour éviter que cette maladie vienne compliquer la situation dans un contexte critique de pandémie de Covid-19.

Une “cohabitation épidémique“, que redoute également l’Académie nationale de médecine ce lundi 21 septembre. “L’évolution actuelle des indicateurs épidémiologiques fait redouter la persistance d’une circulation du SARS-CoV-2 sur un mode épidémique jusqu’au printemps prochain”. L’académie estime dans un communiqué que “le risque d’une saturation des services hospitaliers par l’addition de cas de grippe sévère aux cas de Covid-19, aggravée par l’incapacité des soignants malades, ne peut être encouru”.

Des craintes relayées par le député Julien Borowczyk (LREM, Loire), lui-même médecin qui a publié dans le Journal du Dimanche une tribune co-signée par 74 autres députés de la majorité alertant qu’à “l’approche de l’hiver, le risque est grand de voir s’entrechoquer le Covid-19 avec la grippe, elle-même responsable de 10.000 morts environ chaque année“.

Cette cohabitation épidémique pourrait s’avérer délétère en entraînant des retards de diagnostics, en provoquant des complications chez les plus fragiles d’entre nous et en engendrant un afflux massif de malades dans les hôpitaux”, ajoutent les signataires.

La tribune demande également que le vaccin antigrippal, remboursé pour les personnes à risques et celles de plus de 65 ans, soit cette année pris en charge pour tous par les mutuelles.

Source sur l’indépendant

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici