Un peu partout dans le territoire de l’agglomération narbonnaise les décharges « sauvages » se multiplient. C’est l’un des effets pervers du confinement et il a des conséquences : elles sont humaines, d’abord, environnementales ensuite et financières au final. 

Guillaume Heras, maire de Saint-Marcel-d’Aude, vice-président du Grand Narbonne est pour le moins indigné par « le comportement immoral d’une minorité d’habitants du secteur ». 

« Chaque jour, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, coronavirus ou pas des agents prennent leur service à 4 heures du matin et sillonnent le territoire pour collecter les ordures ménagères. C’est un métier ingrat, mais pour le moins d’utilité publique. Et que leur montre-t-on en contrepartie ? Un manque criant de respect ! », s’insurge l’élu.

Deux agents au lieu de trois

Depuis le début de l’actuelle crise sanitaire et afin de respecter les distances entre les agents (un mètre dans la cabine du véhicule), les tournées de collecte se font à deux et non plus à trois par camion. Le rippeur en charge du ramassage fait donc le travail de deux personnes. Un effort consenti par le personnel et les syndicats. Toutefois, ce sont certains bénéficiaires de ce service public qui rendent la tâche insupportable. 

Un peu partout dans les communes de l’agglomération, surtout depuis le début du confinement et après la fermeture des déchèteries, « une décision logique dans un souci de santé publique », les points de collecte dégueulent littéralement. Non pas d’ordures ménagères, mais de choses qui n’ont rien à faire là.

Stockez chez vous

« Je comprends que les gens profitent d’être enfermés chez eux pour nettoyer leurs jardins, faire du tri dans leurs maisons et bricoler. Mais de grâce, qu’ils patientent quelque temps et cessent de jeter à la rue », plaide Guillaume Heras.

« Logiquement, on doit donner une deuxième vie aux déchets. Et là, tout part au trou, à l’enfouissement, sur le site de Lambert ! Cela va à l’encontre de la logique de protection de l’environnement et comme chacun le sait, cela a un coût financier important. Dans un contexte où l’on ne cesse de répéter que la planète ne va pas bien et que l’on explique que l’effort doit être collectif pour la préserver, une minorité de personnes se montre incivile, et immorale », s’insurge le vice-président du Grand Narbonne.

Pouvoir de police des maires

Pour l’heure, les volumes supplémentaires de déchets n’ont pas été quantifiés. Ils le seront à la fin du mois, au moment où il faudra régler la facture. Peut-on s’attendre à des répercussions pour les usagers ? « Il n’est pas question de sanctionner l’intégralité des participants fiscaux car l’immense majorité joue le jeu. En revanche, j’en appelle aux maires qu’ils exercent leur pouvoir de police, via la police municipale, et que les contrevenants soient verbalisés comme il se doit », répond Guillaume Héras.

Source sur l’indépendant

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