Un gel hydroalcoolique fabriqué et distribué par des entreprises catalanes a été retiré du marché françaispar la Direction générale de la concurrence, la consommation et la répression des fraudes (DGCCRF).

La DGCCRF a ordonné, mi-juillet, le retrait de commercialisation d’un gel hydroalcoolique fabriqué et distribué en Catalogne au motif qu’il n’a aucune “efficacité antibactérienne ou antivirale” rapporte El Diari de Girona. En cause la faible teneur du produit en éthanol et en isopropanol combinés et sa non-conformité aux règles d’étiquetage.

Depuis juillet, le portail d’alerte de la Commission européenne avait mis en garde sur ce cas, qualifié de “grave”.

Ce gel hydroalcoolique vendu sous la marque “On Dermo”, est produit par le Groupe Colmar (fabricant de produits de marque privée) et distribué par Ramros Trading, une société basée à L’Hospitalet de Llobregat, dans la banlieue de Barcelone, spécialisé dans le commerce international des produits d’hygiène personnelle, ménagers et alimentaires depuis près de trente ans.
Pour sa défense, l’entreprise catalane assure que son produit n’est pas un biocide et n’a jamais eu la prétention de tuer microbes et virus. Selon elle, les autorités françaises auraient dû qualifier ce gel en produit cosmétique et non biocide.

Personne ne prétend que ce gel est un biocide

Les produits biocides (à usage professionnel et de nettoyage de surface) doivent indiquer sur leur étiquette deux choses essentielles : le pourcentage d’alcool, qui doit dépasser 70 %, et le fait qu’ils sont inflammables. L’étiquetage et la composition des produits cosmétiques sont beaucoup moins encadrés.

Joan Francesc Pont, l’avocat de Ramros Trading, n’est pas d’accord avec l’interprétation des autorités françaises. “Je pense que c’est le fabricant qui décide de vendre un produit comme biocide ou non“, explique-t-il à elDiario.es. “Personne ne prétend que ce gel est un biocide. Il y aura un problème si vous dîtes que c’est un biocide et qu’il ne répond pas aux exigences. Vous tromperiez le marché parce qu’il n’a pas les qualités promises. Mais ce n’est pas le cas, on se place clairement dans la catégorie inférieure (NDLR des gels cosmétiques).”

41.600 contrôles

La DGCCRF a indiqué ce lundi avoir mené 41.600 contrôles et traqué les arnaques aux produits “miracles” anti-Covid-19, rapporte Le Figaro.

“Il y a eu douze +retrait-rappel+ de gels hydroalcooliques et on a trouvé des lots de masques non-conformes (…) qui ont donné lieu à des retraits du marché ou des interdictions de commercialisation”, a expliqué la directrice de la DGCCRF, Virginie Beaumeunier, lors d’une conférence de presse.

Un point sur les investigations liées à la crise sanitaire
Au 8 juillet 2020 : 23 000 #contrôles sur les gels ont été réalisés et 18 600 sur les masques de type chirurgical et sur la #conformité des masques « grands publics ».

— DGCCRF (@dgccrf) July 27, 2020

Certains gels hydroalcooliques contenaient ainsi une dose d’alcool insuffisante pour une désinfection satisfaisante. Des agents ont également été formés aux contrôles sur internet pour identifier “les arnaques, comme de fausses lampes désinfectantes, de faux stérilisateurs, de faux compléments alimentaires”, a détaillé Virginie Beaumeunier.

Source sur l’indépendant

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