« Le réalisme conduit » à ce que la second tour des élections municipales ait lieu « sûrement après l’été », et non le 21 juin, comme envisagé un temps, a annoncé ce dimanche la ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault.

« Nous pensons qu’il sera difficile de tenir les élections au mois de juin », a expliqué sur France 3 la ministre, rapporte La Provence.« Vous avez vu que l’AMF [Association des maires de France] demande à ce que ça soit fin septembre, alors je ne sais pas si ça sera fin septembre ou octobre mais en tout cas le réalisme conduit à ce que ça sera sûrement après l’été », a-t-elle précisé.

« Avant, il y aura la mise en place des conseils municipaux des 30.000 communes où ils ont été élus au 1er tour qui se fera avant l’été », « au mois de juin et même si c’était possible un peu avant », a ajouté la ministre de la Cohésion des territoires.

Deuxième quinzaine de septembre ?

Le président de l’Association des maires de France, François Baroin, a exprimé vendredi son souhait que le second tour des élections municipales puisse se tenir « dans la deuxième quinzaine de septembre ».

Le second tour des municipales, prévu le 22 mars, a été reporté au lendemain du premier tour en raison de la crise du coronavirus. La date du report doit être fixée en fonction d’un rapport scientifique sur la situation sanitaire qui doit être remis le 23 mai au gouvernement.

Début avril, le Premier ministre Edouard Philippe avait évoqué un décalage « peut-être en octobre », même si l’hypothèse d’un vote le 21 juin n’était pas totalement écartée.

Rebelote ?

Si le second tour devait se dérouler fin septembre, il y a aurait donc un déclage de 6 mois entre les deux tours du scrutin. 

Rappelons que dans un avis du 18 mars dernier, le Conseil d’Etat avait admis que « le report du second tour des élections municipales prévu le 22 mars 2020 est justifié » et « strictement encadré dans le temps », mais il avait averti qu’il devrait tout de même « se tenir dans un délai de trois mois ».

Pour la plus haute juridiction de l’ordre administratif, garant de la bonne application du droit électoral, l’impossible « organisation du deuxième tour avant l’été » impliquait de « reprendre l’ensemble des opérations électorales dans les communes où les conseils municipaux sont incomplets. »

Aussi dans des milliers de communes, et notamment les plus grandes villes, les opérations de vote pourraient bien devoir repartir de zéro. Un premier tour devrait, si le Conseil d’Etat maintient sa position, de nouveau y être organisé.

Source sur l’indépendant

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