L’espace balnéoludique de Gruissan a mis en place, au compte-gouttes, un nombre de mesures sanitaires afin de pouvoir accueillir le public dans le respect des normes d’hygiène en vigueur. 

Thierry Sfoggia, directeur de l’établissement, a été contraint de modifier les capacités d’accueil de l’espace balnéoludique de Gruissan : “d’environ 950 personnes en fréquentation instantanée, nous avons dû passer à 170 en raison de la règle d’une personne pour 4 mètres carrés“. Le mode de réservation a lui aussi changé : bien qu’un guichet, protégé par une vitre en plexiglas, subsiste, c’est la réservation en ligne et le passage via un QR code qui est privilégié. “Cela nous permet d’obtenir les informations d’identité des visiteurs, et ainsi de retrouver leur trace si un cas de covid venait à être détecté”, justifie-t-il auprès de Laurent Bastide, responsable des relais de prévention du service de la santé au travail de Narbonne (SIST). 

Ce nouveau système a aussi permis de supprimer la documentation papier, “et ainsi de faire un geste écologique”, ajoute-t-il. Les entrées ont elles aussi été mutualisées. Terminé, les entrées à la journée. Désormais, un seul forfait, pour un créneau horaire de deux heures, permet aux baigneurs d’accéder aussi bien à la balnéothérapie qu’au parc ludique extérieur. La motivation de ce choix ? “Nous désinfectons entre chaque créneau de deux heures tous les équipements : transats, casiers, portes, et cela évite au maximum aux clients de se croiser“.  Seul équipement manquant par rapport aux années précédentes : les structures gonflables, “si on les désinfecte, elles sont mouillées. Quand elles sont mouillées, c’est dangereux pour les enfants”

Entre sens de circulation et capacité des bassins

Les baigneurs ont à suivre un sens de circulation bien défini, afin de ne pas avoir à se croiser. Une majorité des vestiaires sont condamnés, bien que certains subsistent, en fonction d’un créneau horaire lui aussi indiqué : en haut, les visiteurs du créneau de 14h, tout en bas, ceux du dernier créneau, 18h. “Cela permet aux agents d’entretien de savoir lesquels nettoyer après chaque passage, même si on a créé un espace spécial au bord des bassins pour que les visiteurs apportent leurs effets personnels”. Les sanitaires et les douches sont ouverts, dans le respect de la distanciation sociale. 

Devant chaque bassin, des capacités d’accueil sont indiquées. Dans les deux saunas, par exemple, un plan permet aux deux visiteurs de savoir où s’installer, afin de respecter les gestes barrières. Le bassin de nage est limité à huit personnes : “Au final, cette fréquentation minimale permet aux nageurs de bénéficier d’un cadre plaisant pour la pratique de la natation. Deux nageurs par ligne, c’est le rêve !”

Les équipements individuels, quant à eux, ont été “plus simples” à aménager. Pour la cryothérapie, il suffit d’équiper la praticienne et le client de masques, et d’ajouter une “housse jetable au fauteuil massant”. Pour la détente, les clients des massages ont tout un parcours dédié : un siège dans la salle d’attente en fonction de la cabine de massage, un casier réservé, une salle dédiée. Seul soin non pratiqué : le massage du visage, car le port du masque est obligatoire. Tout est désinfecté après le passage du client. 

On ne sait pas à quelle sauce on va être mangés 

Si ces mesures en vigueur ont été prises au compte-gouttes, au fur et à mesure des annonces du Ministère des sports et de l’Agence Régionale de santé (ARS), le futur reste flou. Le port du masque est obligatoire pour tous, sauveteurs compris, depuis le lundi 19 juillet, mais d’autres mesures peuvent encore être prises.
Toujours est-il que pour l’heure, Thierry Sfoggia (qui est aussi référent covid de l’établissement) et son équipe ont œuvré au maximum pour sécuriser l’espace, a reconnu Laurent Bastide. 

Source sur l’indépendant

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