Le laboratoire d’analyses Biodoc pratique des tests de dépistage biologique. Mais les besoins s’avèrent plus importants que les moyens.

Les tests sérologiques n’étant pas encore sur le marché, c’est dans l’unique laboratoire d’analyses de la ville que sont pratiqués les dépistages par tests PCR (par le nez) du coronavirus. Le nombre de tests effectués chaque jour « est variable : nous en pratiquons actuellement une vingtaine par jour, mais la demande est plus importante. Car nous sommes limités par l’arrivée des tests, des réactifs et du matériel de prélèvement, en rupture de stock chez nos fournisseurs extérieurs. Ce matériel devrait arriver la semaine prochaine, mais on attend toujours un flux fluide d’approvisionnement « , explique le responsable Pierre-Francois Bluche.

On manque notamment « d’écouvillons, les “cotons-tiges” « . Or, « ça ne me semble pas particulièrement technique à produire et impossible à se procurer ! « , note encore le professionnel.

10 à 15 % de tests positifs chez ceux qui présentent des signes

Dès lors, « en raison des difficultés de livraisons de réactif et de kits de prélèvement, on est à 10 % de nos capacités et on pourrait faire 10 fois plus de tests ! « . Ces tests sont donc pratiqués en priorité sur les personnels soignants et les patients à risque. Pour les résidents de la maison de retraite, les prélèvements sont effectués sur site au centre hospitalier de Lézignan, puis envoyés au laboratoire pour analyse. Quant à la proportion de tests positifs, « c’est également variable selon les cibles : ceux des patients qui ne présentent aucun symptôme reviennent souvent négatifs. On relève 10 à 15 % de tests positifs chez ceux qui présentent des signes de la maladie« .

En matière d’équipements de protection pour le personnel qui pratique les tests, « il y a eu des ratés au départ avec très peu de masques… c’était un peu du système D. On commence à avoir du matériel, mais on est toujours en flux tendu pour les surblouses « , souligne Pierre-François Bluche. Il regrette au passage « l’absence de directive claire et cohérente pour pratiquer des tests à grande échelle en laboratoire, notamment pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes« .

Source sur l’indépendant

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