Une part importante de la population française souffre d’une affection post-Covid, selon une étude de Santé Publique France. Une autre étude récente estime par ailleurs que les troubles de l’odorat et du goût persistent durablement chez environ 5% des malades.

L’affection post-Covid 19 (ou Covid long), telle que définie par l’OMS (Organisation mondiale de la santé), désigne la persistance de certains symptômes au-delà de trois mois après une infection par le SARS-Cov2, tels fatigue, toux, essoufflement, malaise après l’effort, fièvre intermittente, perte du goût ou de l’odorat, dépression, dysfonctionnement cognitif.

Afin d’en évaluer la prévalence début avril 2022, Santé Publique France a envoyé, du 22 mars au 8 avril 2022, un questionnaire en ligne à 27 537 volontaires adultes représentatifs de la population française.

Plus de 2 millions de Français concernés

Parmi eux, 9 336 ont déclaré avoir été infectés par le Covid-19, dont 3 668 au moins trois mois avant l’enquête. Parmi ces derniers, 1 095 (un sur 3 !) présentaient des symptômes d’une affection post-Covid 19. Mesurée sur l’échantillon total, la prévalence du Covid long est donc de 4%, et elle est « plus élevée chez les femmes, les actifs et les sujets ayant été hospitalisés » précise Santé Publique France.

Rapportée à l’ensemble de la population française, cette étude évalue donc à un peu plus de 2 millions, le nombre d’adultes atteints d’un Covid long au début du mois d’avril 2022 en France.

Ce qui pointe, selon l’organisme, la nécessité de bien informer les médecins généralistes, car ils sont les premiers à être consultés dans le parcours de soins. Le devenir de l’affection reste encore méconnu.

Une lente guérison

Selon une autre étude parue outre-Manche, 27 millions des personnes ayant été infectées par le virus présenteraient toujours des anomalies du goût et de l’odorat. Soit environ 5% des 550 millions de cas de Covid 19 recensés dans le monde à ce jour depuis le début de la pandémie. Ces symptômes caractéristiques rapportés chez 40 à 50% des patients atteints mettent de longs mois à disparaître, là encore, plus particulièrement chez les femmes…

Source sur l’indépendant

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