Le nombre de cas Covid-19 a dépassé lundi 11 janvier les 90 millions à l’échelle mondiale, selon le décompte de Reuters. La pandémie a connu ces derniers mois une progression plus rapide puisqu’un tiers du total a été diagnostiqué au cours des 48 derniers jours. On fait le point ce lundi en Grande-Bretagne, en Chine et en Allemagne.

Le Royaume-Uni ouvre lundi 11 janvier sept centres de vaccination à grande échelle dans le but de contribuer à accélérer le déploiement des vaccins contre le coronavirus, alors que le gouvernement veut avoir administré des doses à toutes les personnes à risque d’ici la mi-février.

Premier à avoir autorisé l’utilisation du vaccin produit par Pfizer et BioNTech puis celui développé par AstraZeneca, le pays vaccine actuellement quelque 200 000 personnes par jour, a indiqué dimanche le ministre de la Santé, Matt Hancock. Il est nécessaire que le nombre hebdomadaire de vaccinations soit porté à 2 millions pour atteindre l’objectif de protéger le 15 février au plus tard toutes les personnes à risque, notamment les personnes âgées de plus de 70 ans et le personnel de santé.

Le Royaume-Uni doit dévoiler lundi son plan d’immunité collective, pour ce qui constitue le plus important programme de vaccination de l’histoire du pays. Ce plan sera “la pierre angulaire” pour sortir de la crise sanitaire, a déclaré Matt Hancock dans un communiqué, “mais nous devons tous continuer de jouer notre rôle en restant à la maison” et en suivant les consignes sanitaires, a ajouté le ministre.

Parmi les centres de vaccination ouvrant lundi figurent un hôpital de campagne à Londres, un stade de football à Brighton et un club de tennis de Manchester, a fait savoir le gouvernement.

Chine : record de nouveaux cas depuis 5 mois

La Chine a enregistré son plus grand nombre de nouveaux cas quotidiens de contamination au coronavirus en plus de cinq mois, a déclaré lundi la Commission nationale de la santé, alors que le nombre d’infections dans la province de Hebei qui borde la capitale Pékin continue de croître chaque jour.

La télévision publique a par ailleurs fait savoir qu’un comté de la province de Heilongjiang, dans le nord-est du pays, était entré en confinement lundi après avoir recensé de nouvelles contaminations. D’après le point quotidien de la Commission nationale de la santé, 103 nouveaux cas ont été confirmés en Chine continentale lors des vingt-quatre dernières heures, dont 85 transmissions locales. La plupart de ces transmissions locales ont été signalées dans la province de Hebei, avec 82 cas, a précisé la commission dans un communiqué. Une infection a été enregistrée à Pékin, tandis que 18 cas dans le pays concernent des personnes arrivées de l’étranger.

Bien que les bilans rapportés quotidiennement sont sans aucune mesure avec ceux de la première vague de l’épidémie en début d’année 2020, les autorités chinoises multiplient les mesures strictes pour endiguer la propagation du coronavirus et éviter une nouvelle vague nationale de contaminations.

Un confinement a été instauré jeudi à Shijiazhuang, la capitale du Hebei et principal foyer épidémique de la province. Selon les données de la commission, 87 536 infections ont été confirmées en Chine continentale. L’épidémie de coronavirus a causé 4 634 décès dans le pays, aucun décès supplémentaire n’a été signalé lundi.

Près de 12 500 cas supplémentaires en Allemagne

Le nombre de cas confirmés de contamination au coronavirus en Allemagne a grimpé à 1 921 024, soit 12 497 cas de plus que la veille, selon les données rapportées lundi par l’Institut Robert Koch (RKI) pour les maladies infectieuses.

L’institut fait aussi état de 343 décès supplémentaires, ce qui porte le total à 40 686 morts depuis le début de l’épidémie dans le pays. 

Les enquêteurs de l’OMS attendus en Chine jeudi

L’équipe d’experts internationaux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargés d’enquêter sur les origines de la pandémie de coronavirus arrivera en Chine jeudi 14 janvier, ont annoncé lundi les autorités chinoises.

La délégation de l’OMS, composée de dix experts, devait initialement arriver début janvier pour entamer ses travaux mais Pékin n’avait pas transmis toutes les autorisations nécessaires, un retard que le ministère chinois des Affaires étrangères a attribué à un “malentendu”. Dans le communiqué annonçant que les experts de l’OMS arriveraient le 14 janvier, la Commission nationale chinoise de la santé n’a donné aucune précision sur l’itinéraire de la délégation.

La Chine a été accusée d’avoir dissimulé l’apparition du nouveau coronavirus, une démarche qui a retardé la mise en place de premières mesures et permis au virus de se propager après avoir été détecté fin 2019 à Wuhan, ville du centre du pays.

Les Etats-Unis ont appelé par le passé au lancement d’une enquête “transparente” menée par l’OMS, dénonçant la volonté de la Chine de voir ses propres scientifiques mener la première phase de recherches préliminaires.

En prévision de l’arrivée de l’équipe de l’OMS, Pékin a semblé vouloir proposer un récit alternatif sur l’origine de la pandémie, le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi évoquant “un nombre croissant d’études” indiquant que le coronavirus était apparu dans plusieurs régions.

Source sur l’indépendant

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