Le département des Pyrénées-Orientales est le seul d’Occitanie à enregistrer ce score nul : zéro test positif à J+ 10 après le déconfinement. On vous dit où et comment fonctionne le dépistage sur les 43 sites de prélèvement des P.-O. 

C’est un petit cocorico catalan. Modeste, car il est escorté de mille mises en garde sur le mode “Ne vendons pas la peau de l’ours…” Ce tout premier bilan post-déconfinement très encourageant n’est sans doute pas dû au hasard, et les comportements de sécurité en sont le premier garant. Il est bon de s’en souvenir, notamment à la veille du long pont de l’Ascension, sous le signe du soleil, enfin. Le satisfecit est néanmoins légitime : au dixième jour du déconfinement “Nous sommes le seul département de la région où tous les voyants sont au vert, il n’y a aucun cluster, le virus circule peu“, confirme ce mercredi 20 mai au soir le directeur départemental de l’Agence Régionale de Santé, Guillaume Dubois. “Cela signifie que les gestes barrières sont assez bien appliqués, et je veux saluer le civisme de la population, y compris à Saint-Jacques où il y a eu une véritable prise de conscience.

Les lieux de prélèvement

Depuis le lundi 11 mai, ce sont très exactement 1764 tests PCR (par prélèvement nasal) qui ont été effectués dans le département. Très loin de la capacité maximale mobilisable dans le département puisqu’on pourrait monter, si nécessaire, jusqu’à 700 tests par jour dans les P.-O. Pour cela, un réseau de 43 sites de prélèvement, mis en place en concertation entre ARS, hôpital, laboratoires privés, et médecine de ville, maille le territoire catalan. Il repose d’abord sur la coopération avec les laboratoires privés, à savoir essentiellement Medilab, le laboratoire du Centre et Biopole. Le site sante.fr met à disposition une carte de géolocalisation pour trouver le lieu le plus proche de chez soi. On en trouve une quinzaine dans le département, dont trois ont équipé leur parking d’un drive : à Cabestany, à la clinique mutualiste près de l’aéroport, et à Saint-Laurent de la Salanque. Le dépistage se fait également dans les 10 centres Covid du département, dont celui de l’hôpital. Enfin, ils sont réalisés dans les Ehpad, notamment par le biais de l’équipe mobile de la plateforme Covid-Ehpad du CHP. Sans oublier les médecins et infirmiers libéraux qui peuvent être amenés à pratiquer eux-mêmes les prélèvements au domicile des patients. 

Qui est dépisté à ce jour? 

Toutes les personnes qui présentent des symptômes de Covid et consultent un médecin. Pour rappel, il faut appeler dès l’apparition de toux et de fièvre soit son médecin traitant soit la plateforme d’appel des centres Covid au 0800 08 13 66. Une prescription médicale est alors délivrée et le patient dirigé sur un site de prélèvement. 

Les personnes qui ont été en contact avec un cas avéré : si elles vivent sous le même toit que le malade, elles doivent être dépistées aussitôt le diagnostic établi, soit 24 heures maximum après le prélèvement. Sinon, ces “personnes contact” devront le faire à J + 7 après l’apparition des symptômes chez la personne “contaminante”. Pour ces personnes “contact”, il n’y a pas de prescription, il suffit de se rendre sur site, le nom des contacts, répertorié par l’enquête de l’assurance maladie, est transmis automatiquement. 
À noter que tous les tests PCR sont pris en charge par la sécurité sociale. 

Et les tests sérologiques ? 

Ce n’est pas le cas des tests sérologiques qui peuvent se faire sans ordonnance auprès de la plupart des laboratoires. Dans un avis du 18 mai, la Haute autorité de santé rappelle que ces tests sanguins révèlent seulement si on est ou a été malade du Covid. Ils n’indiquent pas si on est contagieux ou même immunisé. Actuellement, leur principal intérêt, souligne le directeur de l’ARS, réside surtout dans les enquêtes épidémiologiques. Une demande d’autorisation est en cours pour en réaliser une sur le quartier Saint-Jacques. 

Source sur l’indépendant

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