La reprise des cours en présentiel dans les collèges et les lycées de France métropolitaine ce lundi, après celle des écoles maternelles et élémentaires la semaine dernière, n’est pas prématurée, a estimé le Premier ministre français Jean Castex, en déplacement dans un établissement à Laxou, près de Nancy (Meurthe-et-Moselle).

“Le niveau de contamination générale (…) diminue. Il diminue à un rythme qui est encore modéré, mais il diminue (…) La circulation virale, dans les écoles plus particulièrement, (…) demeure tout à fait contenue”, a déclaré lundi le chef du gouvernement.
“Donc entre le risque, y compris sanitaire, de maintenir les écoles fermées, écoutez ce que disent les psychiatres, les pédopsychiatres et les pédiatres, et le risque de les ouvrir, la balance était très largement en faveur de l’ouverture des écoles”, a-t-il poursuivi.

“Nous menons une politique équilibrée, une politique raisonnable au bénéfice des enfants de France en assurant, je le répète, la plus grande sécurité sanitaire possible”.
Les collégiens et les lycéens ont repris ce lundi les cours en présentiel, avec dans les départements les plus touchés par l’épidémie un accueil en demi-jauge, une semaine après la réouverture des écoles maternelles et primaires.
Jean Castex n’a pas évoqué les appels au blocage de certains lycées lundi alors que plusieurs organisations syndicales demandent la validation du baccalauréat en contrôle continu.

Dans le cadre de l’entrée en vigueur d’un troisième confinement national, les établissements scolaires avaient dû fermer début avril, assurant une semaine de cours en distanciel avant deux semaines de congé, et seuls les établissements de l’enseignement maternel et primaire avaient repris en présentiel le 26 avril.

A propos de cette rentrée, le Premier ministre a estimé qu’elle s’était “tout à fait correctement passée”.
“Les dispositifs que nous avions prévus ont tous été activés. Et on constate pendant cette première semaine de rentrée, très précisément 1.884 classes qui ont dû être fermées en application d’un protocole très strict”, a expliqué le chef du gouvernement, accompagné du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer.

“1.884 classes dans la France entière, ça fait 0,65% des classes. Ça veut dire que le virus circule très peu et que le dispositif de surveillance est très performant”, a-t-il ajouté.
Avant l’annonce fin mars de la fermeture des établissements scolaires par Emmanuel Macron, les cours avaient été suspendus dans près de 12.000 classes en application de la règle qui veut qu’une classe ferme dès le premier cas de contamination au coronavirus recensé. 

Source sur l’indépendant

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