La main-d’œuvre provenant d’Amérique latine manquera fortement à l’Andorre cet hiver qui concentre ses recrutements saisonniers aux régions françaises et espagnoles proches de la Principauté. Parler catalan sera un atout.

Alors que l’Andorre serre la vis pour éviter un rebond de l’épidémie, elle s’active pour préparer sa saison hivernale, capitale dans l’économie de la Principauté.

Cette année, les employeurs des stations de ski ne pourront compter que sur 10% de la main-d’œuvre venue d’Argentine, la plus nombreuse en provenance d’Amérique Latine. Les conditions pour effectuer le voyage (passage par l’Espagne inévitable, obligation de présenter un billet retour à son arrivée en Andorre) limitent fortement la possibilité pour ces travailleurs saisonniers d’Amérique latine de se rendre en Andorre cet hiver.

Les stations de ski et les employeurs vont donc essentiellement rechercher leur main-d’œuvre dans les secteurs proches géographiquement. Particulièrement ciblés, les travailleurs français des Pyrénées-Orientales qui parlent catalan. Les saisonniers de Catalogne, Valence et des Baléares sont aussi visés même si la reprise de l’épidémie de l’autre côté des Pyrénées inquiète les autorités andorranes.

Les chômeurs pourraient réactiver leurs droits sans délai après la saison

Concernant les travailleurs français, l’Andorre espère arriver à un accord avec les autorités françaises permettant aux chômeurs de réactiver sans délai leurs droits après la saison passée dans la Principauté.

En Andorre, la saison hivernale s’ouvrira le 28 novembre à Vallnord et le 4 décembre à Granvalira. Elle s’annonce compliquée des doutes pesant fortement sur la présence des clientèles britannique et russe, les plus nombreuses sur les pistes andorranes.

Sans compter que l’Andorre a pris de nouvelles mesures pour limiter le retour de l’épidémie. Dans les bars, les tables ne peuvent pas être occupées par plus de deux personnes, cinq dans les restaurants. Il est aussi interdit de marcher ou fumer en groupe dans la rue. Pris pour deux semaines, ce décret limitant les interactions sociales pourrait être prolongé. 

Source sur l’indépendant

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