À l’instar de la ministre de la Culture, qui avait expliqué qu’ “il y a festival et festival”, il y a confinement et confinement. Une réalité déjà observée en octobre dernier quand le deuxième confinement décidé par le gouvernement était, à juste titre, analysé “allégé”, comparé à celui de mars à mai 2020. Les dérogations, notamment concernant les activités autorisées, étant plus larges.

Que dire néanmoins de la mesure de couvre-feu instaurée depuis le 16 janvier, de 18 heures à 6 heures, sur tout le territoire national ? Qu’est-ce qu’une interdiction de sortir de chez soi pendant 12 heures sur 24, sinon un confinement, même partiel ?

Confinement de nuit, meilleur ressenti ?

D’autant qu’à bien y regarder, celui-ci est même plus strict que le premier. Les “autorisations de sortie” pendant les heures de couvre-feu sont bien moins nombreuses. En mars-mai, il était ainsi admis comme dérogation à l’interdiction de se déplacer “l’achat de biens de première nécessité” qui englobait par exemple des courses alimentaires ou le retrait de commande de repas dans des restaurants. Exception qui n’est plus admise sous couvre-feu.

Un confinement de nuit ou semi-confinement des plus stricts donc, qui affecte durement un secteur comme la restauration, mais pourtant très peu ressenti comme tel par les Français. Avec les jours qui s’allongent et le printemps qui arrive, cette perception, alliée à la lassitude d’une épidémie qui dure, pourrait évoluer.

Source sur l’indépendant

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