Séquencer le génome du coronavirus: l’opération est cruciale pour contrôler l’épidémie de Covid-19, en repérant l’apparition de nouvelles souches. Mais la France en fait très peu, poussant chercheurs à s’inquiéter et laboratoires privés à proposer leurs services à l’Etat. “La France a énormément de retard sur ce sujet”, regrette l’épidémiologiste Samuel Alizon. 

Le séquençage consiste à dresser un portrait détaillé du virus, via son génome, après l’avoir dépisté chez une personne infectée. En le faisant à grande échelle, on repère l’apparition de nouvelles souches comme le variant britannique, brésilien ou sud-africain détectés depuis fin 2020 et probablement plus contagieux que les premières lignées du virus. Mais la France en fait très peu, poussant chercheurs à s’inquiéter et laboratoires privés à proposer leurs services à l’Etat. “La France a énormément de retard sur ce sujet”, regrette l’épidémiologiste Samuel Alizon. Or, après (des) débuts encourageants, le séquençage s’est arrêté presque aussi net”, déplore M. Alizon. 

Sur l’ensemble des personnes testées positives au coronavirus en France, environ 0,15% ont fait à ce jour l’objet d’un séquençage, selon Gisaid, la base de données de référence alimentée par des chercheurs à travers le monde. 
 

Source sur l’indépendant

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