“Les TGV sont des contaminoirs”, affirme Bruno Andreotti, professeur à l’École normale supérieure (ENS), spécialiste de la physique de la dispersion du virus et de la ventilation, cité par Médiapart.

La réflexion de Bruno Andreotti, professeur à l’École normale supérieure (ENS), spécialiste de la physique de la dispersion du virus et de la ventilation, cité par Mediapart suscite bien des questions ce vendredi. Car en lâchant que “les TGV sont des contaminoirs”, les Français pourraient bien courir le risque d’être exposés à l’épidémie. Une bombe à quelques semaines des grands départs en vacances. D’autant que le rapport qui illustre des éléments fournis par Médiapart est édifiant.

Les niveaux de CO2, indicateur du renouvellement et de la qualité de l’air, relevés le 12 mai dans un TGV Lyon-Montpellier, atteignaient 1.380 parties par million (ppm) avec une pointe à plus de 4.000 après l’arrivée de nombreux voyageurs à Valence. Loin de la limite de 800 ppm préconisée par le Haut conseil de la santé publique (HCSP) dans les espaces clos recevant du public.

Pour l’opérateur ferroviaire, les recommandations du HCSP ne concernent pas le transport ferroviaire, où la réglementation fixe le niveau à 5.000 ppm “dans toutes les conditions d’exploitation”. Et le ministre délégué aux transports, Jean-baptiste Djebarri d’ajouter : “Les chiffres que nous avons, sur maintenant plus d’un an et demi, montrent que les transports en commun (…) ne sont pas des lieux de propagation prioritaires”, a-t-il indiqué sur CNEWS. Sauf qu’avec les vacances, la foule devrait être au rendez-vous dans les wagons et les perspectives d’agglutination des voyageurs sont bien réelles. “C’est un sujet que nous avons pris très au sérieux, nous menons actuellement des études avec le Commissariat à l’énergie atomique qui a des capacités de modélisation très fines, l’idée c’est de toujours progresser si le cas échéant nous apprenons des choses au cours de ces investigations”, a-t-il également ajouté.

Les niveaux de CO relevés dans un TGV le mai dans un TGV Lyon-Montpellier
Les niveaux de CO relevés dans un TGV le mai dans un TGV Lyon-Montpellier Capture d’écran Twitter

Mediapart souligne enfin et surtout que les TGV, au contraire des avions, ne sont pas équipés de filtres à haute performance (HEPA). Et c’est bien ce qui inquiète le spécialiste de la physique de la dispersion du virus et de la ventilation.

Source sur l’indépendant

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