Le Président du Conseil Scientifique est-il désavoué par le Gouvernement ? En tout cas, sa proposition de contrat social a été retoquée par l’exécutif. Quelques jours après celle du reconfinement. 

Un an, déjà, que la France lutte contre la pandémie de coronavirus. Un an de contraintes, de mesures sanitaires, d’affirmations, de désinformation et de conférences de presse. 

Un an que le Gouvernement s’appuie sur les propositions du Conseil Scientifique, mené par Jean-François Delfraissy, pour tenter de prendre les bonnes décisions. Mais depuis quelques semaines, les rapports se sont tendus entre l’exécutif et le Conseil Scientifique. En cause, ce reconfinement demandé par beaucoup de scientifiques et de médecins, qu’Emmanuel Macron s’est refusé de prononcer. À raison, puisque l’épidémie, si elle reste à des niveaux élevés, n’a pas forcément flambé. À tort, puisque si les chiffres baissent, ils ne baissent pas de manière significative. Et le couvre-feu est toujours d’actualité. 

Contrat social

Alors, à défaut d’avoir une oreille attentive et surtout docile du côté du Gouvernement, Jean-François Delfraissy et cinq autres membres du Conseil Scientifique (qui en compte 17 depuis ce jeudi) – par ailleurs lui-même très partagé sur la question – ont publié une lettre ce jeudi dans la revue médicale de référence The Lancet

Une lettre dans laquelle Jean-François Delfraissy propose sa solution pour lutter contre l’épidémie. La même depuis un an. Fini le reconfinement, qui aurait des conséquences dévastatrices sur l’économie. Place à un contrat social. Avec d’un côté, des jeunes qui accepteraient les masques et la distanciation sociale. Et de l’autre, des seniors et des personnes vulnérables en auto-isolement. Une proposition retoquée, ce jeudi, par Olivier Véran, lors de son point-presse hebdomadaire : “La faisabilité d’une telle mesure, et ça a déjà été débattu plusieurs fois depuis un an, est très, très, très discutable. La solidarité qu’elle emporte entre les générations l’est tout autant. Et l’impact épidémique n’est pas assuré”. Un débat qui n’a pas fini de faire parler.

Source sur l’indépendant

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