Le ministre de la Santé était l’invité de Sonia Mabrouk, dans la matinale d’Europe 1 ce mardi. Si Olivier Véran s’est exprimé sur les alliances de son parti (LaRem) aux élections régionales, le ministre de la Santé a surtout évoqué le sujet du Covid-19. En long, en large et en travers. 

La vaccination des enfants et des adolescents “sur la table”

Un ministre de la Santé qui d’abord défendu bec et ongles des vaccins décriés. À l’image du vaccin AstraZeneca et celui de Johnson & Johnson, dont l’utilisation a récemment été suspendue au Danemark. “Nous vaccinons beaucoup avec ce vaccin à travers le monde et il n’y a rien qui justifie qu’on change cela”, a-t-il asséné, avant d’affirmer que la question de la vaccination des enfants et des adolescents était “sur la table”

Olivier Véran a également mis l’accent sur l’évolution de l’épidémie, avec la traditionnelle mise en garde : “Elle a tendance à s’accélérer discrètement. On est aux alentours d’une baisse de 20%, peut-être un petit plus, d’une semaine sur l’autre du nombre des nouveaux cas. Donc on devrait bientôt franchir la barre des 20 000 cas par jour, ce qui reste un niveau élevé de contamination, donc les Français qui nous écoutent ne doivent pas considérer qu’ils sont hors de danger et que l’épidémie est terminée”. Ceux qui écoutent et les autres aussi, d’ailleurs. 

Olivier Véran sur la maîtrise de l’épidémie : “Elle a tendance s’accélérer discrètement (…) Les Français qui nous écoutent ne doivent pas considérer qu’ils sont hors de danger et que l’épidémie est terminée”#Europe1 pic.twitter.com/gHiyOFt9EK

— Europe 1 \ud83c\udfa7\ud83c\udf0d\ud83d\udcfb (@Europe1) May 4, 2021

Ouvrons-nous trop tôt ? “L’important, c’est la dynamique épidémique”

Sonia Mabrouk a ensuite relevé une observation particulièrement pertinente : la France est déconfinée alors que le nombre de contaminations atteint les 20 000 cas par jour. Un seuil à partir duquel le pays a été reconfiné. 

“Ce qui est important ce n’est pas le niveau de contamination, c’est la dynamique épidémique”, a expliqué Véran. “Si vous êtes à 20 000 cas par jour et à une progression de 20% d’une semaine sur l’autre, vous savez que, pardon pour l’expression, vous savez que vous êtes partis pour la gloire. Si vous ne faites rien, le virus ne va pas s’arrêter de lui-même. Lorsque vous êtes dans une dynamique de réduction du nombre de cas, à moins 20% par semaine, vous savez qu’en l’état actuel des choses, le virus va continuer à décliner. Et nous savons aussi que dans trois semaines, le nombre de réanimations sera plus faible que ce qu’il est aujourd’hui (…) Nous sommes avec deux conditions nouvelles : un, la vaccination massive des publics les plus vulnérables qui protège les gens des risques d’hospitalisation. Et deux, notre capacité à reprendre les soins programmés de manière à ce qu’il n’y ait pas de perte de chance pour les Français. Ces deux conditions (…) nous permettent d’envisager cette réouverture progressive”

Fin des gestes barrières : “Nous le dirons immédiatement”

“Ce que nous savons assurément, c’est que la vaccination protège les formes graves. Ce que nous pensons très fortement c’est que la vaccination protège du risque de contamination, donc de diffusion du virus et donc du risque d’épidémie. Ça veut dire que quand vous avez suffisamment de Français vaccinés, nous pourrions baisser la garde. Ce que je peux vous promettre Sonia Mabrouk – je ne peux pas vous donner de date aujourd’hui, ce ne serait pas honnête de ma part – quand la date qui nous permettra d’envisager sereinement la fin des gestes barrière (…) sera arrivée, nous n’attendrons pas 24 heures. Nous le dirons immédiatement. J’espère que ce sera cet été

Source sur l’indépendant

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