Les personnels soignants des services de réanimation et de soins intensifs, épuisés par la lutte contre le COVID-19, sont en grève dans plusieurs hôpitaux français ce mardi 11 mai.

Ereintés par la crise saitaire qui dure depuis plus d’un an, ils réclament de meilleurs salaires et conditions de travail.
Selon la CGT, syndicat à l’origine de cet appel à la mobilisation, la crise du coronavirus a souligné la nécessité d’augmenter le nombre d’infirmières et de lits de soins intensifs dans les hôpitaux publics, ainsi que d’améliorer les conditions salariales.

Les personnels soignants au bord du burn-out 

À l’hôpital Robert Ballanger d’Aulnay-sous-Bois, en banlieue parisienne, où les 16 lits de soins intensifs disponibles sont occupés – presque tous par des patients atteints par le COVID-19 – les infirmières ont travaillé pendant la grève pour assurer le maintien des soins vitaux. “On se bat depuis plusieurs années pour avoir cette revalorisation”, explique Aurélie Lesueur, infirmière, les mots “en grève-burnout” griffonés au dos de sa blouse médicale.
Pour cette infirmière comme pour ses collègues, les compétences spécifiques d’une infirmière de soins intensifs devraient être reconnues, comme c’est le cas pour d’autres postes tels que la pédiatrie et l’anesthésie, et reflétées dans les salaires.

L’année passée en première ligne dans la lutte contre le COVID-19 a été éprouvante d’un point de vue mental et physique, déclare l’infirmière. Certains collègues ont démissionné et d’autres sont en arrêt maladie. Le manque de personnel a entraîné la fermeture de deux lits dans son service, précise Aurelie Lesueur.

“Un statut particulier pour les soins en réanimation”

Alors que la France sort progressivement de son troisième confinement national, la pression reste forte dans les hôpitaux. Le nombre de patients atteints du COVID-19 en soins intensifs est repassé cette semaine sous la barre des 5.000, seuil de saturation maximal. Une manifestation était prévue plus tard dans la journée mardi devant le ministère de la Santé.
“Nous sommes épuisés. Nous voulons une reconnaissance, un statut particulier pour les soins en réanimation”, déclare Célia Leger, également infirmière.

Source sur l’indépendant

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