Le Conseil scientifique avait été saisi la semaine dernière sur cette question du pass sanitaire par le gouvernement qui a déposé lundi un projet de loi sur la sortie de l’état d’urgence sanitaire. parmi les amendements, celui permettant de “subordonner l’accès” à certains lieux à un pass sanitaire reste ambigu.

Sur le principe même d’un pass sanitaire, le Conseil scientifique estime que ce type d’outil permet “d’envisager de rouvrir et de reprendre, en contrôlant le risque sanitaire sans qu’il puisse être affirmé que ce dernier soit nul ou très faible, des activités rassemblant un nombre élevé de personnes”. En théorie, ce pass, en format papier ou numérique, attesterait de la réalisation récente d’un test de dépistage négatif, de l’administration d’un vaccin contre le Covid-19 ou d’une infection ancienne et guérie par le virus. Mais le Conseil précise également que son usage “soulève de nombreuses questions d’ordre technique, pratique, éthique et de santé publique”, qui ne relèvent pas de sa compétence.

“Dans la mesure où il utilisera des données personnelles relatives à l’état de santé, il constitue un précédent dont il convient de limiter les effets en termes de durée et d’ampleur”, ne manque pas de rappeler le Conseil.  Dans ce cadre, elle ne recommande donc pas son utilisation pour “des actes de la vie quotidienne (se rendre sur son lieu de travail, aller dans un commerce, un établissement de formation, un café, un restaurant)”.

Ce Conseil juge également que son utilisation ne dispense pas du respect du port du masque quand c’est possible et de la ventilation suffisante des lieux clos. En revanche, un assouplissement des règles de distanciation physique est envisageable.
 

Source sur l’indépendant

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