La 8e vague épidémique de coronavirus frappe aussi la région. L’antenne montpelliéraine de Santé Publique France confirme la recrudescence de cas, dans tous les départements, depuis la rentrée scolaire.

« Il y a des signaux que l’épidémie remonte depuis la rentrée scolaire ». En début de semaine, l’Agence régionale de santé d’Occitanie (ARS) confirmait la remontée des courbes illustrant la présence du Covid dans la région. L’Occitanie suivant là la tendance de tout le pays. La région affichait hier un taux d’incidence moyen de 258 cas positifs pour 100 000 habitants, en forte hausse de 42 %, avec quelques disparités, et un taux de reproduction du virus sensiblement en hausse : R 1,21 contre R 0,94 sept jours plus tôt.

+ 42 % de taux d’incidence en une semaine

« C’est une vraie reprise épidémique, confirme ainsi Olivier Catelinois, épidémiologiste à l’antenne régionale de Santé Publique France, à Montpellier. On le voit sur la circulation virale avec + 42 % de taux d’incidence en une semaine ». Les dépistages sont aussi en hausse : 80 400 tests effectués en région, soit + 27 % « et deux points de plus pour la positivité des tests », ajoute l’épidémiologiste. Des indicateurs tous en hausse après, déjà, une semaine précédente du même ordre. « On avait noté une petite amorce la semaine dernière mais il était alors trop tôt pour parler de reprise, indique Olivier Catelinois. Mais cette fois c’est le cas ».

+ 35 % de cas dans l’Aude, + 36 % dans les Pyrénées-Orientales

Dans le détail départemental, l’Aude affiche un taux d’incidence de 295 cas positifs pour 100 000 habitants, en hausse de 35 % en une semaine; et les Pyrénées-Orientales 215 cas/100 000, en hausse de 36 % sur la même période. 
L’Hérault compte 200 cas/100 000, le taux le plus faible de la région et l’Ariège, avec 355/100 000 (+ 50 % en sept jours), le taux le plus élevé. Santé Publique France relève aussi deux très fortes augmentations dans le Tarn-et-Garonne (+ 86 %, à 294/100 000) et le Lot (+ 85 %, à 299/100 000). Pour l’heure, la reprise épidémique « ne se traduit pas à l’hôpital mais il y a toujours 10 ou 15 jours de décalage, rappelle Olivier Catelinois. Ce jeudi, il y a 936 hospitalisations liées au Covid dont 50 en soins critiques ».

Une reprise amorcée à la rentrée scolaire avec + 83 % de cas chez les moins de 15 ans

« La reprise de l’épidémie a commencé par les enfants, les moins de 15 ans, avec une forte hausse de cas en deux semaines, entre début septembre et mi-septembre, au moment de la rentrée scolaire, explique Olivier Catelinois. On enregistre + 83 % de cas mais avec un transfert intergénérationnel, c’est-à-dire qu’on ne fait plus attention aux personnes fragiles, âgées ou avec des pathologies ». Santé Publique France relève ainsi + 14 % de cas de Covid chez les 65 ans et plus de la région. « Il faut revenir aux gestes barrières, se faire dépister en cas de symptômes et s’isoler si on est positif »,  enjoint  l’épidémiologiste qui craint une épidémie de grippe ou bronchiolite importante cet hiver (lire l’encadré ci-dessous).

4e dose

« Il est important de réaliser la 4e dose quand on est une personne vulnérable, rappelle l’épidémiologiste. Le taux de couverture est trop bas en Occitanie avec seulement 30 % des personnes éligibles qui sont vaccinées ». D’autant que Santé Publique France n’imagine pas un reflux du virus : « La tendance va se poursuivre, on verra comment jouera l’immunité de groupe mais il n’y a pas de raison pour que ça s’arrête d’un coup. Le Covid est un virus qui mute beaucoup, justement parce qu’il circule énormément  ».

Vers une épidémie de grippe « beaucoup plus costaude »
« On surveille les départements outre-mer où la grippe circule déjà et il ressort que le virus y circule beaucoup plus que les années précédentes, note épidémiologiste. Et on s’attend à une épidémie de grippe beaucoup plus costaude. On préconise au ministère de la Santé de lancer des campagnes de prévention sur tout ce qui permet de limiter la circulation des virus de la grippe, bronchiolite, gastro, Covid : le lavage des mains, le port du masque en présence de personnes fragiles, l’aération des locaux surtout en hiver et la vaccination ».

Source sur l’indépendant

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici