Selon une vaste étude néerlandaise publiée dans The Lancet, près de 13 % des adultes infectés par le virus Covid-19 présentent des symptômes de « Covid long » ou « syndrome post-Covid ». Soit un adulte sur huit.

Les symptômes rapportés dans les semaines et les mois qui suivent un Covid ne sont pas spécifiques à l’infection virale au SARS-Cov2 puisqu’ils peuvent aussi être présents chez des personnes qui n’ont pas été infectées par le virus. Aussi, afin d’établir leur nature, leur prévalence et leur sévérité chez les adultes ayant eu le Covid, des chercheurs néerlandais ont mené l’enquête dans une cohorte, Lifelines Covid-19, constituée de 167 729 volontaires du nord des Pays-Bas.

Entre avril 2020 et août 2021, ces volontaires devaient remplir 24 fois en ligne un même questionnaire, en précisant toute éventuelle infection au SARS-Cov2, ainsi que la présence d’un ou de plusieurs symptômes parmi une liste des 23 symptômes typiquement rapportés dans le Covid long : maux de tête, vertiges, douleurs thoraciques, douleurs dorsales, nausées, douleurs musculaires, difficultés respiratoires, sensation de chaud et de froid en alternance, picotements dans les extrémités, boule dans la gorge, fatigue générale, bras ou jambes lourds, douleurs respiratoires, écoulement nasal, maux de gorge, toux sèche, toux grasse, fièvre, diarrhée, douleurs abdominales, perte du goût ou de l’odorat, éternuements et démangeaisons des yeux.

La part du Covid dans les symptômes

Sur les 76 422 volontaires finalement inclus dans l’étude, 5,5 % ont déclaré avoir eu le Covid-19. 21,4 % d’entre eux mentionnaient encore, 3 à 5 mois après l’infection, au moins l’un de ces 23 symptômes, soit qu’il était nouvellement apparu soit qu’il était déjà présent avant, mais avait sévèrement augmenté. Cependant, les symptômes étaient présents ou apparaissaient également chez 8,7 % des personnes qui n’avaient pas été infectées. Les auteurs ont donc conclu que 12,7 % des patients ayant déclaré un Covid présentaient un Covid long. Soit un patient sur huit.

Certains symptômes étaient plus spécifiques que d’autres : les femmes âgées de plus de 50 ans, et qui plus est de plus en plus vaccinées à partir de décembre 2020. Or la vaccination est réputée avoir évité quelques séquelles à long terme pour les patients contaminés par la souche d’origine, voire par le variant alpha (comme c’était le cas au moment de l’enquête). De plus, des symptômes tels que la dépression, le brouillard mental ou encore l’insomnie, pourtant fréquemment rapportés, n’ont pas été inclus dans l’étude. C’est néanmoins le travail le plus complet réalisé à ce jour chez l’adulte.

Source sur l’indépendant

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