Une étude édifiante révèle le mal dont souffrent des dizaines de millions de personnes à travers le monde. 

Le Covid poursuit sa route. Depuis deux ans et demi, le coronavirus bouleverse nos vies. Et vu la 7eme vague portée par le variant BA.5, l’épidémie n’est pas encore terminée. 

Une maladie qui continue de se dévoiler. De nouveaux symptômes sont régulièrement découverts ou confirmés par les scientifiques du monde entier qui ont mis le doigt sur un nouveau phénomène provoqué par l’infection

On savait déjà que le variant BA.5 avait sonné le retour de la perte de l’odorat et du goût, qui semblaient avoir disparu avec les premières versions d’Omicron. On savait également que le Coronavirus pouvait prendre une forme longue avec ce que l’on appelle désormais le Covid long. On sait désormais que des millions de personnes souffrent de troubles de l’odorat et du goût au moins 6 mois après avoir été testées positif. 

Selon une étude publiée le 27 juillet sur The BMJThe British Journal of Medicine (le journal britannique de la médecine), 5% des adultes développent des problèmes d’odorat ou de goût sur le long terme. Une étude menée par une équipe de chercheurs italiens qui ont analysé 18 publications différentes sur le sujet, regroupant 3 698 patients au total. 

D’après les chiffres révélés, 5,6% des patients souffriraient de troubles de l’odorat (anosmie), et 4,4% souffriraient de troubles du goût (agueusie) au moins 6 mois après l’infection. Sachant que 550 millions de contaminations ont été enregistrées dans le monde depuis le début de l’épidémie, cela signifie que 15 millions de personnes souffrent de problèmes d’odorat, et 12 millions de problèmes de goût.  

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27 mois 

Le professeur Danny Altmann, professeur d’immunologie à l’Imperial College de Londres, qui n’a pas participé à la recherche, a déclaré dans les colonnes du Guardian : « Il s’agit d’une étude solide et importante, nous alertant une fois de plus sur les difficultés inhérentes à la cartographie de l’ampleur des dommages à long terme causés par le Covid-19. Les auteurs ont mené une méta-analyse assez rigoureuse sur plusieurs cohortes, modélisant le temps de récupération du goût et de l’odorat. Il va sans dire que les problèmes de goût et d’odorat ne sont pas anodins pour la qualité de vie. Des études comme celle-ci nous alertent sur le fardeau caché des personnes souffrant de symptômes persistants, mais n’ayant peut-être pas pensé qu’il valait la peine de contacter le médecin généraliste en supposant qu’il n’y aurait pas grand-chose à faire ».

En effet, l’odeur du café ou de la nourriture peuvent par exemple devenir carrément intenables, selon plusieurs témoignages. 

À noter que si les femmes ont plus de difficultés à retrouver l’intégralité de leurs capacités gustatives ou olfactives, l’une d’entre elles n’a retrouvé son odorat que… 27 mois après son infection ! Soit plus de deux ans.

Source sur l’indépendant

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