Une étude américaine basée sur quelques cas émet cette hypothèse. Pour répondre au coronavirus, les anticorps produits par l’organisme ciblent par erreur les cellules qui composent la barrière hémato-encéphalique.

Une nouvelle découverte qui pourrait expliquer les effets du Covid 19 sur le long terme a été publiée mardi 5 juillet dans la revue Brain. Selon une étude réalisée par des chercheurs américains et basée sur un faible nombre de cas, les symptômes du Covid long pourraient être causés par le système immunitaire qui réagit au virus. Ce dernier abîme les vaisseaux sanguins du cerveau et pourrait expliquer les effets durables comme des migraines, une fatigue chronique, la perte du goût et de l’odorat ou bien des problèmes de sommeil.

Neuf personnes ayant contracté le coronavirus sont mortes rapidement. Leurs cerveaux ont été étudiés afin de réaliser cette étude américaine. « L’équipe de chercheurs des Instituts pour la santé américains (NIH) n’a pas détecté de traces de virus dans le cerveau mais, à l’inverse, des anticorps, à l’origine de dégâts sur les parois des vaisseaux sanguins qui provoquent notamment des inflammations. », selon les informations de l’AFP relayées par Franceinfo.

Des traitements sont envisagés à l’avenir

Âgés de 24 à 73 ans, les cerveaux des neuf patients, ont été comparés à dix autres d’un groupe de contrôle. Les chercheurs ont observé des inflammations neuronales et la réponse immunitaire. D’après eux, les anticorps produits pour se défendre du Covid-19 ont ciblé, par erreur, les cellules qui composent la barrière hémato-encéphalique. C’est une structure qui se trouve autour de vaisseaux sanguins du cerveau et qui essaie de bloquer les substances étrangères.

La dégradation provoquée par les anticorps peut à son tour « entraîner des fuites de protéines, des saignements et des caillots sanguins, ce qui augmente le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) ». Cette fuite peut également déclencher une réponse immunitaire dans le but de réparer les cellules endommagées, ce qui provoque au final une inflammation. Ces éléments découverts serviront de pistes pour de futurs traitements.

Source sur l’indépendant

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