Le principal syndicat des restaurateurs, barmans, hôteliers ou encore métiers de la nuit hausse le ton. Les représentants de l’UMIH souhaitent la réouverture de leurs établissements au même moment que les commerces jugés “non-essentiels”. Une requête qui serait très loin de concorder avec les plans du gouvernement. Selon le Point, leur reprise ne serait pas envisagée avant le 15 janvier voire le 1er février. 

Les restaurateurs sortent les crocs. Après la démonstration de force ce lundi 16 novembre qui a réuni presque un millier de “petits patrons” sur la place République à Perpignan, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie des Pyrénées-Orientales décide d’aller plus loin. La branche locale du syndicat s’associe à ses homologues des régions PACA et Corse pour organiser une manifestation le 26 novembre prochain à Marseille. Ces professionnels espèrent se faire entendre quant à leur demande de rouvrir leurs établissements en même temps que les commerces jugés “non-essentiels”. “Nous appelons tous les restaurateurs, barmans, grossistes, fournisseurs, producteurs de tout le département mais aussi d’Occitanie et d’Aquitaine à se joindre à nous. Nous prévoyons des bus pour nous rendre jusqu’à Marseille“, précise Hervé Montoyo, président de l’UMIH 66. 

On est en train de devenir fou

La cité phocéenne n’a pas été choisie au hasard puisque les professionnels marseillais avaient déjà vu leurs bars et restaurants fermés dès le 27 septembre dernier, et pour une durée d’une semaine, en raison d’un pic épidémique. “Nous n’en pouvons plus. Nous ne sommes pas écoutés. Nous en sommes à 130 jours de fermeture administrative depuis le début de l’année. Et ne croyez pas que nous vidons les caisses de l’Etat, car nous ne sommes pas aidés. Nous allons vers des milliers de faillites“, lâche Brice Sannac, membre du bureau de l’UMIH 66. Ce responsable de l’hôtel Les Elmes à Banyuls-sur-Mer voit rouge : “Quand le midi, on observe les gens faire la queue dans les supermarchés, les uns sur les autres, pour acheter un sandwich. Alors que, nous, on nous interdit de servir 40 personnes dans une salle de 250 m2, ce n’est pas croyable. On est en train de devenir fou !“.

L’inquiétude de ces professionnels grossit au fil des annonces gouvernementales et des indiscrétions. Selon une information du Point, restaurants, bars et hôtels pourraient ne pas rouvrir avant le 15 janvier voire le 1er février. 

Au niveau national, l’UMIH a ainsi décidé de frapper un grand coup. “Si les annonces d’Emmanuel Macron, mardi 24 novembre prochain ne correspondent pas à nos attentes, nous appellerons tous les restaurateurs, barmans, cafetiers et gérants de discothèques à rouvrir leurs établissements en même temps que les petits commerces. Nous savons que nous serons suivis“, menace Hervé Montoyo. 

Source sur l’indépendant

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