Hier matin, en allant faire trois courses au marché (habitude prise durant le premier confinement), pour la première fois depuis des mois, j’étais bien content de devoir porter un masque. Pas étonnant par – 3°C, température rarement relevée dans la plaine du Roussillon.

Ce masque est devenu, au fil des semaines, un compagnon finalement assez sympa. Il protège aussi les lèvres de la tramontane glacée qui a soufflé une bonne partie de décembre. Les gens se l’approprient, osent la nouveauté. Si les chirurgicaux restent majoritaires, on en voit de plus en plus de personnalisés.

De contrainte que tout le monde repoussait en bloc, le masque est passé à protection antivirale la plus efficace pour finalement être sacré aujourd’hui détail ultime d’une tenue à la pointe de la mode.

Il peut même servir à d’autres usages. J’ai vu sur le net une petite vidéo hilarante. En caméra cachée, un complice filme un homme glissant sa carte bancaire entre son masque et son visage. Il se rend dans un fast-food, achète un hamburger mais quand le commerçant lui tend le terminal de paiement, le client prétend qu’il n’a ni carte ni monnaie. Il lui reste la prière à Dieu. Ce qu’il fait en l’implorant pour au final embrasser le terminal. Et là, miracle, la somme est créditée… Incrédulité du commerçant, rires du complice qui filme.

Enfin le masque devient une arme dans la lutte en faveur de la liberté de la presse. Des employés de Canal + ont protesté contre le licenciement du commentateur sportif  Stéphane Guy. Et, histoire d’éviter des ennuis avec leur direction, ils portaient tous un masque à l’effigie du journaliste viré.  

Source sur l’indépendant

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