Reprise, ou pas ? Du côté du FU Narbonne, qui évolue en National 3, on se tient prêt. Au cas où…

Avec une nouvelle année qui débute, les acteurs principaux du foot audois se prennent à espérer une reprise rapide de leur activité. Et on peut comprendre leur impatience, puisque du côté du FU Narbonne de l’entraîneur Marc Pfertzel, les Narbonnais n’ont plus joué en match officiel depuis le… samedi 24 octobre dernier, avec une défaite 0-1 à domicile, contre la réserve du Nîmes Olympique.

Un temps qui paraît long, face aux incertitudes du contexte sanitaire, et des corps qu’il faut continuer à entretenir, dans l’hypothèse d’une reprise pourtant bien hypothétique. Si les Narbonnais, qui pointent à l’avant-dernière place avec 5 points après six journées, n’ont pas franchement réussi leur entame de saison, ils se retrouvent aujourd’hui dans une position délicate. “On ne va pas se mentir : c’est compliqué moralement, témoigne le coach Pfertzel. Quand on voit tout ce qui se passe dès qu’on allume la télé, on se dit que le foot dans tout ça, c’est bien secondaire, en particulier pour ceux qui tiennent des commerces. Malgré tout, on a repris les entraînements dès la mi-décembre. Nous étions à trois par semaine, on est revenu à deux”. Avant de poursuivre : “les joueurs sont très sérieux, aucun n’est revenu avec des kilos en trop. Mais c’est difficile de conserver une grande motivation avec des entraînements de 18h à 19h15 pour respecter le couvre-feu, sans contact, sans vestiaire, sans perspective de compétition, en plus pour des amateurs qui travaillent à côté. Et rien ne remplace la compétition ; même au niveau musculaire, le corps n’est pas sollicité de la même manière. Surtout sans contact à l’entraînement.”

Une situation qui, si elle évoluait positivement vers une reprise du championnat, poserait également question en termes d’équité, comme l’indique l’entraîneur : “Prenez l’exemple des réserves de clubs pro qui sont dans notre poule et qui, elles, ont reçu l’autorisation de s’entraîner avec contact et sans restriction. On encourt un risque accru de blessures pour des joueurs comme les nôtres qui seront forcément hors rythme et désavantagés dans leur préparation à la reprise. Après, j’ai entendu dire “oui mais vous êtes avant-derniers ; si ça s’arrête, ça vous arrange”. Je préfère couper court : nous sommes plus que quiconque, impatients de reprendre la compétition. Mais il faut avoir la lucidité d’admettre que le foot, sans public, sans vestiaire, sans contact, sans équité, ce n’est plus réellement du foot.”

Source sur l’indépendant

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