Reconfinement oblige et à un mois de Noël, jardineries et magasins de détail essaient de s’adapter au mieux pour satisfaire les désirs festifs de leur clientèle. Via les sites internet, les commandes “click and collect” sur catalogues de Noël opèrent un timide démarrage. Concernant les sapins naturels dont le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, vient d’autoriser la vente, les professionnels, un peu plus rassurés, attendent désormais le décret d’application qui en définira les modalités ce vendredi.

“Faute d’accueillir nos clients dans les rayons décoration de Noël fermés jusqu’à nouvel ordre, nous avons opté pour le drive. Les gens ont à présent la possibilité de e-commander via notre catalogue numérique (*) le ou les articles de leur choix. Après règlement, ils reçoivent un mail de confirmation afin de venir récupérer leurs achats en magasin à une date fixée”, fait savoir Sylvie Gras, gérante du Bazarland, commerce indépendant bien que franchisé (50 implantés sur le territoire national) situé dans la zone d’activités de Latour-Bas-Elne. Reprenant : “mais j’avoue que le démarrage est très lent – 20 % seulement de e-commandes -, et difficile surtout pour nos clientes les plus âgées qui n’ont pas forcément d’ordinateur chez elles ou ne savent pas s’en servir.” 

Le sapin artificiel, roi du “click and collect”

“Nos sapins  – nous ne vendons que de l’artificiel mais d’excellente qualité remportent eux un franc succès via les e-commandes. Ils sont un peu les rois du click and collect”, reconnaît la gérante.

Il est vrai que cet arbre, nimbé de magie et prometteur de cadeaux enrubannés, occupe en effet une place prépondérante en cette période de l’année. 

Habituellement il s’en écoule près de 6 millions d’unités par an, sapins naturels s’entend,(dont 80 % sont produits dans l’hexagone et environ 200 000 dans le sud-ouest, (**). Nordman, Epicéa, Triumph, Black Box,  Nobilis, Grandis etc. peu importe sa variété ou sa taille, ce conifère élégant et odorant, “élevé” pendant 10 ans au sein de sapinières spécialisées, véhicule un symbole puissant dans l’imagerie traditionnelle.

Un décret d’application attendu par tous

Après l’annonce faite, lundi soir, par le ministère de l’Agriculture concernant l’autorisation de vendre nos sapins de Noël naturels -ce dont je me réjouis après l’incertitude  dans laquelle l’ensemble des professionnels était plongé – j’attends maintenant de pied ferme le décret d’application pour en connaître les modalités. Je veux rester optimiste, mais dans quelles conditions ces ventes vont-elles se dérouler ? Pourra-t-on enfin donner au public libre accès aux rayons décoration et sapins de Noël ? Ou poursuivre un click and collect déconnecté du toucher, des parfums, du simple plaisir des yeux?”, s’interroge pour sa part Philippe Puig (Jardineries Delbard à Elne).

Mais il se tient prêt pour la livraison, le 25 novembre, d’une “forêt d’un millier de sapins naturels” qu’il a hâte “de mettre en scène” avec son équipe de jardiniers. Pour faire rêver, en vrai, petits et grands .

 (*) Sur www.bazarland.fr

  (**) À notre connaissance, le dernier cultivateur qui s’est lancé, en 2014 dans la sylviculture dans les P.-O.(Reynès), Serge Arnaudiès, a cessé sa production de sapins de Noël deux ans après. Et ne l’a pas repris depuis.

Source sur l’indépendant

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