Trois chercheurs britanniques ont étudié la parosmie post-Covid, cette maladie qui rend le goût et l’odeur de certains aliments infectes.

Effet secondaire connu du Covid-19, la perte d’odorat s’accompagne parfois, lorsque le goût revient, de parosmie, ce trouble qui change totalement certaines odeurs. Celles-ci peuvent devenir insupportables pour les personnes qui souffrent de ce trouble rare.

Peu étudiée, la parosmie après Covid a fait l’objet d’une étude de trois chercheurs britanniques qui ont permis d’identifier des molécules à l’origine du mal.

Jane Parker et Christine Kelly de l’Université de Reading et Simon Gane de l’University College London Hospital ont publié les résultats primaires de leur étude sur le site Nature dans la revue Communications Medicine. Etude qui a déjà été relue par des pairs.

Un signal au cerveau perturbé

Pour ces chercheurs britanniques, « des molécules spécifiques hautement odorantes sont la cause du symptôme parosmique dans la plupart des cas et initient le sentiment de dégoût, suggérant que la parosmie est, au moins en partie, un phénomène situé au niveau des récepteurs ».

Ainsi, pour le café, qui a fait l’objet de l’essentiel de l’étude, ce sont certaines molécules présentes dans l’arôme qui provoquent cet effet de dégoût. En présence de ces molécules, les récepteurs situés dans le nez transmettent un signal nerveux au cerveau totalement différent de ce qu’il devrait être.

Habituellement, le café et le chocolat sont les produits qui altèrent le plus la perception des arômes des personnes souffrant de parosmie mais, selon l’étude, avec le Covid, la viande, l’oignon, l’ail, l’œuf et même du dentifrice ont vu leur goût ou odeur être considérablement modifiés pour certains sujets.

Au final, contrairement à ce qui était le plus souvent imaginé, « la parosmie post-covid n’est pas un effet psychologique mais est causée par des substances spécifiques que le système nerveux identifie différemment ».

Reste désormais à comprendre les mécanismes par lesquels le Covid provoque ce trouble. Quant à la découverte des chercheurs britanniques, elle permettra de développer des outils de diagnostic et, éventuellement, des traitements.

Source sur l’indépendant

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