De plus en plus de monde, et, depuis la rentrée scolaire, de plus en plus d’enfants et d’adolescents, tel est le constat fait  jeudi 10 septembre par les responsables du laboratoire de biologie médicale de Médipôle Biopôle 66 délocalisé depuis peu au centre culturel de Cabestany.  

C’est bien simple, ce nouveau centre de dépistage, qui sera maintenu au moins pour 3 mois, ne désemplit pas. La jauge a du être augmentée (550 personnes ont été testées mercredi 9 septembre). Le centre ouvre tous les jours de 8 h à 14 h, sauf le samedi de 8 h à midi”, font observer de concert Pascale Carrié et Laurent Bergès, les deux coresponsables du laboratoire Biopole 66 à Cabestany.

Ce dernier, installé dans la salle Cerda du centre culturel Jean-Ferrat (mise à disposition par la municipalité), accueille les candidats au dépistage par prélèvement naso-pharyngé (RT-PCR) durant une poignée de secondes. “Oui, le test est très rapide et fiable. Et non, il n’est pas douloureux, juste un peu désagréable, c’est tout”, confirme Laurent Bergès. Un écouvillon (sorte de long coton-tige) est introduit jusqu’à 15 cm environ dans la narine (il faut bien se moucher en amont), puis glissé dans un tube. Lequel ira rejoindre une barquette comprenant 25 de ses semblables. Le résultat tombe au bout de 24 h”. 

Ce jeudi 10 septembre, à 11 h, la file d’attente est importante, mais fluide. Les gens, obligatoirement masqués, respectent les distances réglementaires, tenant parfois en main une ordonnance. Pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie ce test est entièrement gratuit. Il suffit de présenter sa carte vitale, puis de remplir une fiche de renseignement Covid-19 pour la prise en charge.

Émilie, 26 ans, bosse dans une association à Perpignan. Fiévreuse et souffrant de maux de gorge depuis la veille elle n’a pas hésité à venir se faire dépister “toute la journée, je côtoie beaucoup de monde. Là je me sens patraque et j’ai l’impression d’avoir des symptômes différents de ceux précurseurs d’un simple rhume. Je préfère en avoir le cœur net, mais je n’ai aucune appréhension…” 

Pierre est un Nordiste en stage dans le département. Il craint d’avoir “chopé le virus” et préfère “se faire dépister sans attendre“. Un peu plus loin Roger et Sophie, la petite cinquantaine, font la queue. “On a pris la décision de venir ce matin parce que notre neveu, âge de 32 ans, a été testé positif et que nous avons passé du temps ensemble. On veut savoir, tout simplement, si on a été ou pas contaminés, être rassurés aussi”. 

Laurent Bergès intervient à nouveau “Une équipe composée de 5 administratifs, de 4 à 5 préleveurs, de 8  biologistes et de 3 personnes de la Sécurité civile qui filtrent et assurent la surveillance, se relaient sur place. Aucune incivilité n’est à déplorer, contrairement à Médipole où des gens se sont énervés et nous ont même injuriés …“.

Tandis que sa consœur souligne  :”Il est clair que depuis la rentrée scolaire nous avons affaire à une population plus jeune, voire très jeune. Des enfants nous sont amenés par un parent, parfois ils se font tester ensemble. Nous avons beaucoup de cas asymptomatiques et quelques cas contacts. Cette semaine, les tests positifs oscillent entre 4 et 5 %. Un léger fléchissement par rapport à la semaine dernière “.

Source sur l’indépendant

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