“La situation est si fragile qu’un rien peut la faire changer”. La petite phrase de Gabriel Attal, porte-parole du Gouvernement, hier, à l’issue du conseil des ministres dit tout de la période trouble que nous vivons. La pandémie, et surtout toutes les inconnues qui l’accompagnent, sont désormais à la manœuvre. Aujourd’hui plus que jamais, nos dirigeants savent qu’ils ne peuvent s’appuyer sur aucune certitude pour gouverner. Ils naviguent à vue et, c’est nouveau, n’hésitent plus à le reconnaître publiquement. Loin, très loin des clichés “capitaine  dans la tempête” que certains voulaient afficher par le passé, parfois pas si lointain. Et quelque part paradoxalement plus rassurant. Vu le contexte fluctuant, un politique qui mènerait sa barque à l’emporte-pièce aurait, effectivement, de quoi inquiéter. Même s’il peut s’appuyer sur les préconisations du conseil scientifique, le Gouvernement doit cependant trancher et prendre les responsabilités qui lui incombent. Pour se rassurer, il a choisi de se passer des institutions de la Ve République et de donner les pleins pouvoirs à un conseil de défense. Une méthode qui peut se comprendre dans l’urgence mais ne pourra en aucun cas s’inscrire dans la durée alors que la crise sanitaire s’apprête à commémorer son premier anniversaire.

Source sur l’indépendant

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