C’est un fait, il existe en France une fracture vaccinale. Notamment entre ville et campagne d’un côté puis entre communes aisées et pauvres de l’autre. Si les difficultés d’accès aux soins, et donc aux vaccins, peuvent l’expliquer, Emmanuel Vigneron géographe de la santé qui a conduit une étude publiée hier dans Le Monde, n’exclut pas un possible “rejet de tout ce qui vient de Paris”.

À l’image de la taxe carbone qui a conduit les Gilets jaunes sur les ronds-points en 2018, le refus de l’extension du pass sanitaire et de la vaccination contre le Covid mobilise chaque samedi un peu plus de monde partout en France. Dans les rangs des protestataires, bon nombre d’opposants à Emmanuel Macron, mais aussi à tout ce qui, selon eux, représente les institutions (police, presse). D’un autre côté, des Français toujours plus nombreux dans les centres de vaccination et une opinion publique ne soutenant qu’à hauteur de 35 % ces mouvements de contestation.

Autrement dit, une France de nouveau coupée en deux, fracturée. Une division qui réapparaît au grand jour alors que la crise sanitaire avait fini par étouffer les revendications des Gilets jaunes après des mois de manifestations et d’occupation des ronds-points.

L’union sacrée du début de la pandémie est bel et bien loin derrière nous. Et, ces prochains jours, la mise en application concrète des mesures d’extension du pass sanitaire risque bien de continuer à garnir les rangs des mécontents et autres contestataires. Par sûr que la période des vacances calme les plus revendicatifs et la rentrée sociale s’annonce, cette année encore, bien agitée. Surtout avec la campagne de l’élection présidentielle qui va s’amplifier et si le Président affiche toujours la même détermination à réformer le système de retraites.

Source sur l’indépendant

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