Sortir, prendre l’air, changer d’environnement. En ce pont de l’Ascension, de nombreux Français ont choisi de prendre quelques jours de vacances. Les premiers depuis longtemps. Et, tant pis si le beau temps n’est pas de la partie. D’autres attendent impatiemment le 19 mai et la réouverture des terrasses pour retrouver la joie et la convivialité d’un repas au restaurant. D’autres, encore, ont déjà prévu de se précipiter dans une salle de cinéma, au musée ou même dans les boutiques. Le monde d’après ressemble cruellement à celui d’avant. Culture et loisirs sont des biens de consommation comme les autres auxquels on n’est pas près de renoncer. Les mois d’enfermement et d’isolement des confinements successifs n’ont, au fond, rien changé. À l’image des bonnes résolutions du Nouvel an qui s’envolent à peine le mois de janvier terminé, le désir de “consommer mieux et plus responsable” qui s’était fait jour au début de la pandémie semble bel et bien tombé aux oubliettes. Derrière le besoin de retrouver nos vieilles habitudes pointe en effet le besoin de consommer de nouveau, voire de surconsommer, histoire d’avoir le sentiment de rattraper le temps perdu. Une sorte de compensation qui devrait, encore, ne pas nous contenter sur le long terme, insatisfaits permanents que nous sommes…

Source sur l’indépendant

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