Une semaine après la ruée tabagique du 11 mai, au premier jour du début du déconfinement en France ; les fumeurs continuent de s’agglutiner devant les deux débitants de tabac espagnols le long de la route-frontière qui traverse le petit village.

Unique et morose animation sur cette route-frontière d’habitude bien plus agitée et mercantile : les deux bureaux de tabac distants de quelque 300 mètres. Ils étaient hier après-midi encore les deux seuls commerces du Perthus assaillis. 

Pendant le confinement, le portefeuille aussi, a toussé

14 h 15, ce second mercredi déconfiné. Une file d’attente de plusieurs dizaines de mètres, et autant de fumeurs, s’échappe du trottoir espagnol comme une volute impatiente. Car ils sont impatients ces fumeurs, de dégainer leur briquet bien sûr mais avant cela, leur carte bancaire pour acheter des cartouches de cigarettes ou du tabac à rouler moins chers que sur le trottoir d’en face (qui ne compte raisonnablement pas de débitant de tabac à notre connaissance…). Pendant les presque deux mois de confinement, les fumeurs qui n’ont pas pu, ou voulu, arrêter de s’en griller une, n’ont pas plombé que leur capital santé. Le portefeuille aussi a toussé en s’approvisionnant en France où les taxes sur le tabac sont sensiblement plus élevées. Résultat : des buralistes transfrontaliers qui ont vu leur vente bondir jusqu’à 74 % et des fumeurs pour qui il était visiblement « vital » de se réapprovisionner à moindre coût, précisément moitié prix, chez les voisins espagnols.

Source sur l’indépendant

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici