Le syndicat dénonce une instrumentalisation et un dénigrement des soignants de la part du gouvernement.

“Hier héros, les soignants sont l’objet aujourd’hui une campagne de stigmatisation issue d’un pouvoir qui tente de masquer ses lourdes responsabilités et carences, lance Magali Astruc, responsable CGT à l’hôpital de Lézignan. Ainsi, la désorganisation du système de santé, ne serait pas due au manque de moyens avec pénurie de lits, d’équipements de protection ou d’effectif, mais au refus d’une partie des soignants à se faire vacciner” !

La syndicaliste assure pourtant que les soignants sont la catégorie socioprofessionnelle la plus vaccinée, et qu’il est de toute manière impossible de déterminer leur niveau de contamination, aucune étude n’ayant été réalisée sur le sujet. “À Lézignan, dès le lendemain de l’annonce de la vaccination obligatoire, le personnel de l’hôpital a reçu un mail l’informant de l’absence de doses et donnant une injonction de se débrouiller par nos propres moyens auprès des centres de vaccination. C’est inadmissible ! La responsabilité de la direction ne peut se limiter un contrôle ou « sanctions » a posteriori mais elle doit aussi s’exercer dans la mise en œuvre de cette directive. Nous avons demandé par courrier à la direction, pour les agents qui souhaitent se faire vacciner, de réaliser un test sérologique afin de confirmer le besoin d’une ou de deux doses de vaccin, de fournir à la médecine du travail les doses nécessaires, et de gérer les prises de rendez-vous”.
Le syndicat a aussi rappelé dans sa lettre que l’acte de vaccination devait être réalisé pendant le temps de travail (puisqu’il est nécessaire à l’activité professionnelle), et demandé d’éviter la pénalisation des agents avec un jour de carence en cas d’effets secondaires.
“À ce jour, nous n’avons pas eu de réponse de la direction, regrette Magali Astruc. Sur un plan plus global, nous ne sommes pas dupes sur l’utilisation de ce sujet clivant pour mieux masquer les projets « antisociaux » concernant celle de la réforme des retraites ou de l’assurance maladie”.

Source sur l’indépendant

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