Réunis hier au Central beach d’Argelès, les gestionnaires de discothèques des P.-O. lancent un appel d’urgence au gouvernement pour rouvrir leurs établissements. Un enjeu capital pour leur survie économique, mais aussi pour contrer les effets pervers de cette mesure. Même le député LREM  Sébastien Cazenove souligne le “non-sens d’ordre public, encore plus fort dans ce département transfrontalier”. Quoi qu’il en soit, les acteurs du monde de la nuit sont unanimes, autorisés ou non, ils accueilleront leur clientèle au plus tard le 11 juillet. 

Les gestionnaires de boîtes de nuit sont à bout ! “Nous sommes les oubliés des actions de la République”, lance Patrick Pienne, patron du Central Beach, au député Sébastien Cazenove (LREM) et sa suppléante Laurence Muguet, venus spécialement les rencontrer.

Tout comme ses confrères Patrick Abrial du Potchic ou Vlad gérant de 4 établissements de Canet au Barcarès, tous confirment que : ” L’économie de la nuit est à l’agonie, il faut d’urgence sauver ce qui peut l’être encore !”. Et ces professionnels, déploient leurs arguments : “Au-delà de la faillite annoncée de nos établissements, c’est l’anarchie dans nos rues ! Les nuits sur notre littoral, après 2 heures du matin (NDLR à la fermeture des bars de nuit) ressemblent à Chicago, c’est alarmant et affligeant ! Même les forces de l’ordre le reconnaissent, depuis qu’il n’y a plus ce relais. Les boittes de nuit ont un effet régulateur, elles sont gérées par des professionnels responsables. Cette mise à mort est irresponsable”. 

La fermeture des boîtes de nuit provoque

des fêtes sauvages incontrôlables

Même le député de La République en marche et sa suppléante abondent dans ce sens. Pour Sébastien Cazenove : “C’est une mauvaise gestion de l’exécutif. Personne n’a vu venir cette restriction, c’est un non-sens à l’ordre public. Et les effets pervers sont d’autant plus accentués dans notre département transfrontalier”. 

Cette fermeture induit aussi des rassemblements nocturnes non déclarés, des fêtes privées chez des particuliers ou dans des espaces publics. Pour preuve, cet appel lancé depuis quelques jours sur les réseaux sociaux incitant les amateurs à se retrouver sur un parking aux environs de Saint-Marie, moyennant 20€  l’entrée et l’apport d’une bouteille d’alcool par personne !

Pour l’argelésien Pierre-Alexandre Cabrejas, une référence dans le monde de la nuit : “On s’est adapté à la loi Evin, aux mises en conformité pour le bruit, les lumières, l’extraction d’air…. aujourd’hui enfin on prend conscience du rôle des discothèques en matière de prévention, sécurité, d’encadrement. Même la Suisse vient d’autoriser la réouverture limitant à 1 000 personnes. Ici aussi, les protocoles en vigueur seront respectés”. 

Au plus tôt ou sinon le 11 juillet

En attendant le fruit des différentes actions enclenchées, les gestionnaires de discothèques du littoral Catalan, tout comme les 1700 patrons d’établissements en France, sont unanimes : “Quoi qu’il arrive, même si on nous l’interdit, nous ouvrirons le 11 juillet, à la fin de l’état d’urgence sanitaire, c’est une question de survie”. Une désobéissance qui permettrait également à une centaine de saisonniers de retrouver du travail.

Ce jeudi, le député Sébastien Cazenove s’est dit “assez optimiste” et prêt à monter au créneau si nécessaire, en mettant en avant :“la prohibition de cette mesure et ses effets pervers”. En attendant que le jour se lève sur la nuit, les professionnels restent déterminés. 

Source sur l’indépendant

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