Métiers de bouche, bars, cafés, restaurants, métiers de l’hôtellerie de Narbonne, FDSEA, Syndicat des vignerons… tous en appellent aux pouvoirs publics pour ne pas prendre des mesures radicales face à la Covid qui pourraient mettre en danger nombre de professionnels et toute la filière.

Ils font front face au Covid-19 mais aussi face, en amont, aux éventuelles mesures que pourrait prendre la préfète du département de l’Aude, à l’instar des Bouches-du-Rhône et de Gironde, pour endiguer l’épidémie.

Ils, ce sont tous les professionnels des métiers de bouche, des cafés, bars, restaurants, des métiers de l’hôtellerie, des grossistes, distributeurs…  avec le soutien de la FDSEA, du Syndicat des vignerons, du député Perea… qui ont tenu, en matinée, une conférence de presse pour alerter les pouvoirs publics.

Une conférence de presse pour aussi obtenir une rencontre avec la représentante de l’État afin de lui exposer les attentes, les angoisses de toute une filière si la préfète, Sophie Elizeon, devait prendre des mesures drastiques. “Nous sommes avant tout dans une démarche constructive, nous ne nous présentons pas en opposition”, a martelé, Cyril Buesa, l’un des patrons du Rive Gauche, à l’initiative de cette conférence de presse et de cette réunion des différents acteurs de la filière qui a été saluée par Frédéric Rouanet, le président du Syndicat des vignerons.

Ce qu’ils craignent, redoutent avant tout, serait une fermeture de leurs établissements à 23 heures qui aurait des conséquences en cascade sur toute la filière. “Si tel devait être le cas, cela aurait aussitôt un impact sur mon activité de moins de 30 % mais pas que sur moi, sur tout le monde”, reprend Cyril Buesa.

Des conséquences en cascade

Pour le directeur de la société Raymond Boissons ; “Ce serait alors non pas une profession qui serait en danger mais toute une filière. Des heures d’ouverture restrictives s’apparenteraient à un confinement déguisé”,  et d’indiquer que cela aurait aussi des conséquences sur l’emploi. Thierry Deniau, pour l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) : “Fermer les établissements à 23 heures ne serait pas une bonne chose. Pour une qualité sanitaire, il vaut mieux garder les gens chez nous. Et en octobre, novembre, décembre nous n’avons aucune réservation, rien, comment on fera pour se relever”, avance-t-il inquiet.

Tous tiennent le même discours : un manque de visibilité sur l’avenir, aucune vision comptable, des situations anxiogènes, des risques pour l’emploi avec une baisse d’activité inéluctable si les établissements devaient baisser leurs rideaux dès 23 heures.

La préfète devrait, sans aucun doute, rencontrer les professionnels Narbonnais de cette filière. Pour les rassurer ou pour leur expliquer que des mesures sévères doivent être appliquées pour faire face à cette pandémie ?

Source sur l’indépendant

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