Le département à peine placé en zone rouge Covid, des professionnels des bars et restaurants de Narbonne s’interrogent sur les mesures qui seront envisagées. Mais en amont de toutes décisions, ils veulent un dialogue constructif avec les pouvoirs publics. Ambiance dans les établissements.

Alors que le département vient de passer en zone rouge Covid à l’instar de l’Hérault, des Pyrénées-Orientales, et en amont des décisions qui seront prises par les pouvoirs publics, Cyril Buesa, l’un des patrons du Rive Gauche, va organiser une conférence de presse sur le sujet.
“Nous ne sommes pas dans un discours d’opposition, nous voulons simplement présenter les visages de nos professions, humaniser cette chaîne des professionnels”, déclare Cyril Buesa sans dévoiler le contenu de cette conférence de presse qui se tiendra le 15 septembre.

Devraient être présents à ce point presse des représentants de l’UMIH, des brasseurs, des distributeurs… des membres de la filière agroalimentaire…

 ”Nous souhaitons un débat constructif avec les pouvoirs publics, montrer les conséquences éventuelles si des décisions devaient pénaliser nos professions… mais pas question de chantage”, précise-t-il en demandant aussi; “Une vision sur les mesures envisagées”.
Le Rive Gauche comme d’autres établissements de la ville ont pris toute la mesure de la pandémie avec l’application des  dispositions sanitaires imposées. “Par exemple, depuis le 2 juin, nous avons acheté pour 8 000,00 € de masques que nous donnons à nos clients lorsqu’ils n’en possèdent pas ou qu’ils l’ont oublié”, reprend Cyril Buesa.
Avant même l’annonce de prochaines dispositions, des pouvoirs publics, les professionnels des bars-restaurants mais aussi de la filière agroalimentaire ne cachent pas une certaine crainte et nombre d’inquiétudes alors que la saison estivale vient à peine de s’achever.

Ambiance dans les restos

Les restaurateurs se plient aux exigences sanitaires dictées par la préfecture: gel hydroalcoolique, masques, distanciation… et si la plupart des clients respectent les consignes affichées devant les établissements cela n’empêche pas quelques négligences, des dérapages. “Quand je fais respecter le protocole, il m’arrive de me faire engueuler”, déclare Nathalie du restaurant le Mallicolo.

“Ce n’est pas toujours facile pour nous”, poursuit-elle “Et puis, ce n’est pas notre métier de faire la police du masque”.
Installés en terrasses, les clients ne posent rarement de problèmes mais ça se complique un peu lors des passages aux toilettes, là les patrons doivent être vigilants.  “Il faut régulièrement rappeler l’importance du gel avant et après les toilettes. Puis, je dois aussi à mon tour nettoyer celles-ci sans oublier les poignées de porte”, reprend Nathalie qui conçoit parfois un certain laisser-aller, “les gens sont en vacances, ils se relâchent”.
Un peu plus loin au cœur de ville au Restaurant Le Bistrot, La Salle Verte, Sonia apporte systématiquement l’apéro pas forcément avec des olives et des cacahuètes mais toujours avec du gel hydroalcoolique.

“Les retraités sont pratiquement tous munis d’un flacon ainsi que la clientèle étrangère comme les Allemands”, explique la patronne qui fait le choix de n’ouvrir que vingt couverts dans son restaurant.

Donc, une situation plus facile à gérer. Ici, le nombre de clients n’est pas réellement à la baisse c’est plutôt le ticket; “Par contre je suis assez surprise quant à la discipline de gens, je ne m’attendais pas à ça”, conclut Sonia pour qui au bout du compte tout se passe mieux que ce qu’elle aurait pu imaginer.

Source sur l’indépendant

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