Laure d’Andoque est responsable de l’Abbaye de Fontfroide où elle réside.

Confinement en famille ou solo ? 

En famille, mais avec un seul de mes 3 enfants qui est en prépa médecine. Le plus jeune est en internat au lycée et l’aîné est confiné en Vendée où il fait ses études.

Quelle a été votre première réaction à l’annonce de ce deuxième confinement ? 

Très déçue d’avoir été obligée de refermer du jour au lendemain, juste avant le week-end de Toussaint où nous attendions beaucoup de visiteurs et une belle météo. Je ne pensais pas que ça recommencerait. 

Qui avez-vous appelé en premier pour en parler ? 

Ma belle-sœur qui vit à Paris et a très mal vécu le premier confinement. Je lui ai proposé de s’installer ici dans un gîte, mais elle n’est pas venue.

Pour vous, en quoi ce confinement est-il si différent du premier ?

On sait à quoi s’en tenir. Le premier a été une véritable sidération, il nous a fallu du temps pour réagir. J’étais avec mes trois enfants. Là c’est différent, on n’est que deux et on bosse beaucoup. C’est beaucoup moins rigolo!

Notre liberté est restreinte. Qu’est ce qui vous manque le plus aujourd’hui ? 

J’ai la chance d’habiter Fontfroide où je ne suis pas trop restreinte! Au printemps, c’était trail et asperges ;  là, c’est trail et girolles ! Mais, les dîners entre amis et le cinéma me manquent. Je m’adapte, je suis devenue très résiliente.

Comment tuez-vous le temps ? 

Je n’ai pas vraiment le temps de tuer le temps. J’aimerais passer du temps à marcher dans le massif et à écouter le silence, mais je suis toujours trop occupée ! Je n’ai même pas réussi à rattraper les 4 ans de retard de mes albums photos!

Votre série, votre lecture du moment ? 

Je ne regarde pas la télé, je trouve les programmes affligeants. Je fais partie d’un club de lecture. Je viens de finir ” Rachel et les siens” de Metin Arditi et je viens d’attaquer “ Longtemps je me suis couché de bonheur” de Daniel Picouly.

Votre menu préféré ? Celui qui vous met du baume au cœur ? 

J’ai adoré cuisiner avec les garçons pendant le premier confinement. Je leur ai appris à faire des plats vietnamiens. Ils en raffolent. Ce sont les racines de ma grand-mère maternelle. 

Si je vous dis “Noël, cette année…”, vous me répondez quoi ? 

En famille ! La fête de la Nativité est très importante pour se recentrer sur les fondamentaux. Je ne suis pas très cadeaux, j’ai horreur de la frénésie commerciale de cette période. 

Si je vous dis “Ce Covid, alors…”, vous me répondez quoi ? 

Je préfère rester positive. J’espère qu’on en tirera une leçon pour être plus solidaire, plus humaniste et plus attentif aux autres. C’est une période qui a fait ressortir l’importance de l’humain. On s’est aussi rendu compte que l’on pouvait vivre avec beaucoup moins de superflu. 

Source sur l’indépendant

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