Confinement en famille ou solo ? 

En famille à Leucate mais aussi avec des amis qui sont venus s’installer à la maison.

Quelle a été votre première réaction à l’annonce de ce deuxième confinement ? 

Je m’y attendais! Cela contrarie évidemment mes projets en cours. Je devais livrer des pales d’éoliennes dans un hôtel, mais il est fermé et tout est reporté. Je préfère voir cela d’un bon œil, Un artiste est par essence confiné dans son atelier, c’est notre destin ! 

Qui avez-vous appelé en premier pour en parler ? 

Un très bon ami collectionneur pour savoir si on allait se voir et mes galeristes.

Pour vous, en quoi ce confinement est-il si différent du premier ? 

C’est quand même beaucoup plus souple. J’ai la chance d’avoir une activité professionnelle qui me permet de bouger, je peux me rendre facilement dans les magasins de matériaux. Je travaille actuellement dans mon atelier de La Franqui à des toutes petites pièces. Le confinement m’incite à aller vers des petites choses, je suis libéré des urgences.

Notre liberté est restreinte. Qu’est ce qui vous manque le plus aujourd’hui ? 

Ne pas pouvoir voyager pour changer d’air et voir mes amis.

Comment tuez-vous le temps ? 

Je ne tue jamais le temps, j’en manque toujours! J’ai des tonnes de projets, bien plus que ce que je pourrais faire. Je ne risque pas de m’ennuyer. 

Votre série, votre lecture du moment ? 

Je regarde ce qui passe. Je viens de voir la dernière série de Canal, Possessions qui se déroule en Israël. Je lis aussi des BD, des livres d’art et des livres d’histoire selon ce qui me tombe sous la main. 

Votre menu préféré ? Celui qui vous met du baume au cœur ? 

C’est une période où l’on cuisine beaucoup, chacun participe, c’est sympa mais pas bon pour le poids. On mange et on boit bien plus que d’habitude, c’est notre petit plaisir du moment. 

Si je vous dis “Noël, cette année…”, vous me répondez quoi ? 

J’espère que l’on pourra être en famille et pas seulement entre quatre yeux. D’habitude on est une quinzaine!

Si je vous dis “Ce Covid, alors…”, vous me répondez quoi ? 

Vivement que ça finisse. C’est contraignant mais il y a des côtés positifs. Cela remet les choses en perspective, on peut prendre le temps de réfléchir à son travail, à la façon de le diffuser. J’en parle beaucoup avec mes galeristes. Il faut aussi voir cette situation inattendue comme l’occasion de sortir de notre routine. On a rarement le temps de prendre du recul. 

Source sur l’indépendant

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