L’Insee comptabilise sur cette période près de 130000 décès supplémentaires en France, soit 2126 décès par jour, en hausse de 26% (+71% en Espagne).La majorité recensée en Ile-de-France et dans le Grand Est. L’Occitanie a été relativement épargnée avec une moyenne de +6%, mais des disparités géographiques.
 

La crise sanitaire liée à la propagation du Covid-19 a un impact sur le nombre total de décès » durant la période de l’épidémie étudiée par l’Insee, allant du 1er mars au 30 avril dernier. Un constat en forme de Lapalissade qui illustre « la France sous Covid » avec ses fortes disparités « géographico-épidémiques ».

Evolution des décès sur la période.
Evolution des décès sur la période. – Infographie L’Indépendant – Corinne Montardier

+6% de décès en Occitanie

L’Occitanie fait partie des régions à la plus faible augmentation du nombre de décès durant cette période : +6% (soit 557 personnes décédées de plus qu’en 2019).Très loin des pires chiffres, ceux enregistrés par l’Ile-de-France : +90% de mortalité (soit 11427 décès supplémentaires) et Grand Est : + 55 % (5003 décès de plus).

L’Aude, plus forte surmortalité de toute la région

En ex-Languedoc-Roussillon (moins la Lozère, sans donnée fournie), le département des Pyrénées-Orientales fait figure d’exception.Il est le seul territoire où le nombre de décès est resté sous le seuil des +10%, très largement en dessous même, avec une augmentation peu significative de1,4% par rapport à la même période de 2019. Soit 14 décès supplémentaires sur un total de 1058 décès.
Si on élargit à toute l’Occitanie, seuls les départements de l’Ariège, du Tarn et du Tarn-et-Garonne font mieux puisqu’ils comptent, eux, moins de morts qu’en 2019 sur cette période (de – 2,7% à – 9,9%).
Le département de l’Aude en revanche enregistre la plus forte progression en pourcentage du territoire, Languedoc-Roussillon mais aussi Occitanie : +15,2%, soit 104 personnes décédées de plus que l’année dernière (pour un total de 790 décès sur la période).Plus de la moitié est officiellement attribuée au Covid-19, selon le décompte bi-hebdomadaire communiqué par l’Agence régionale de santé (ARS Occitanie).

En région, le « pic du 30 mars » n’a pas eu lieu

Selon les observations de l’Insee, « l’excédent des décès augmente nettement à partir de la semaine du 16 mars » puis se réduit à partir de la semaine du 6 avril.Entre les deux, la semaine noire, celle du 30 mars : « En France comme en Europe, le pic de mortalité lié à la Covid-19 est intervenu (cette) semaine-là ».Malgré le confinement qui se poursuivait, et donc la chute des accidents de la route par exemple, la hausse est alors en moyenne de 56%. Jusqu’à + 100% à +150% pour des départements du Grand Est où l’épidémie a débuté et d’Ile-de-France. L’Espagne voisine a connu pire avec des hausses supérieures à 150%. En Languedoc-Roussillon, et Occitanie, en revanche, pas « d’excédent de décès » significatif constaté.L’Insee l’explique par un lien entre densité de population et excédent de décès : « Plus le nombre de personnes est important dans un territoire restreint, plus le risque de contacts est grand. C’est dans les communes les plus denses que le surcroît de mortalité est le plus important ».

Et depuis le 1er mai ?

Autre période étudiée par l’Insee, celle du 1er mai au 24 août dernier où le nombre de décès France entière chute de 1% par rapport aux mêmes semaines de 2019.Mais en Languedoc-Roussillon, seul le département de l’Hérault enregistre une baisse des décès, à – 2,2%.L’Aude reste, à + 8,2%, comme les Pyrénées-Orientales, à + 1,1% et le Gard, à + 4,7%.

Source sur l’indépendant

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