Bonne nouvelle. Le SARS-Cov-2 responsable de la pandémie du coronavirus n’aimerait ni la chaleur ni les UV et encore moins l’eau de mer. La communauté scientifique française vient en effet de dévoiler les résultats rassurants d’une première étude réalisée sur le comportement du virus dans l’environnement marin. Mauvaise nouvelle : le Covid-19 continue de proliférer dans la promiscuité. Attention.

Face à la mer, sous les 30 degrés d’un pont de l’Ascension qui pourrait noircir de monde les plages ouvertes du littoral catalan, le danger de nouvelles contaminations au coronavirus ne devrait pas sortir de l’eau. Mais du nombre de baigneurs. Le risque s’appuie sur un premier rapport développé par l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer. “Les résultats de nos analyses moléculaires effectuées entre la mi-avril et la mi-mai 2020 ont permis de vérifier que le SARS-CoV-2 n’était présent ni dans l’eau de mer ni dans les coquillages du littoral français”, révèle Soizick Le Guyader.

La scientifique, qui a mené les recherches dans son laboratoire nantais du centre Atlantique de l’Ifremer, met de gros guillemets à son propos. Ils traduisent prudence et précautions absolues. “L’absence de traces du virus révélée par notre étude ne vaut pas pour certitude, nous allons la poursuivre tous les quinze jours pendant encore plusieurs mois afin de suivre les effets d’une éventuelle circulation du virus sous déconfinement”, argue-t-elle.

Alertée par la détection du génome du Covid-19 dans les eaux usées de certaines régions fortement touchées par l’épidémie dont l’Ile-de-France et le Grand Est, la chercheuse a anticipé des échantillonnages tests. Dès le 16 mars dernier, elle a  ciblé des prélèvements d’un litre d’eau marine et de coquillages dans des zones identifiées, “équilibrées sur la façade maritime métropolitaine, selon leur exposition aux sources de contamination fécale d’origine humaine”. Trois ponctions sur la côte normande, huit sur les bretonnes, huit sur la façade atlantique et trois sur le littoral méditerranéen. Tous négatifs. Le pouvoir infectant du Covid-19 à symptomatologie respiratoire, qui affecte rappelons-le les voies aériennes, ne persisterait donc pas dans les eaux de baignade. 

Pas question pour autant de se jeter tous ensemble à la mer. Car la fréquentation des plages et l’engouement pour les baignades, surtout les premières, engendre une promiscuité risquée. Comme partout à l’air libre ou dans les grands magasins, le coronavirus persiste via les postillons et autres nuages de gouttelettes émis par nos bouches. Nager à côté de quelqu’un qui éternue ou crache reste dangereux tant que la survie ou le maintien du Covid-19 dans l’eau ne seront pas écartés à cent pour cent.

Les huîtres également épargnées

Le manque de convictions affecte également les produits de la mer. Moules et huîtres ont fait l’objet de prélèvements. “Un échantillon de contrôle à même été réalisé, dans lequel nous avons injecté un coronavirus porcin, qui a suivi toutes les étapes du protocole“, abonde Soizic Le Guyader, dévoilant là encore des résultats totalement sains. “Six d’entre eux ont présenté des traces de norovirus qui ont signé une infection par des rejets humains”, précise le laboratoire Ifremer, rappelant qu’il s’agit de “simples” virus gastro-entériques à visée digestive, donc complètement différents du SARS-CoV’2.  Ils induisent une pathologie minime. 

De ces premières recherches scientifiques approfondies, l’équipe du laboratoire scientifique de Nantes préfère ainsi surtout retenir et approfondir le comportement inexistant du coronavirus dans les eaux de baignade. Et la propension de la salinité à détériorer le virus. Comme la chaleur. Alors, oui on se jette à l’eau, mais seul dans la grande bleue, sans voisin ni partenaire de sable.

Source sur l’indépendant

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